Air Famille

Vivre à 5 sur un voilier: la Famille Pirate

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Martinique, Antilles

La Famille Globe-trotteuse entretient une précieuse amitié avec un clan extraordinaire. J'avais promis de vous le présenter.

En février dernier, nous sommes allés les saluer sur l’île colorée de la Martinique. Il s’agit de la Famille Pirate qui a largué les amarres depuis Grenade, en novembre 2012, pour naviguer doucement au cœur des Caraïbes et remonter tranquillement vers le nord.

La vue depuis notre chambre à la Dunette

Notre lieu de rencontre est la pointe sudiste de l'île soit le village typique de Sainte-Anne. Après un vol de moins de cinq heures avec Air Canada depuis Montréal, nous arrivons en fin d'après-midi à Fort-de-France. Descente vers le sud en taxi pour rejoindre l'hôtel La Dunette où nous logeons. L'endroit par excellence pour faire la fête dans ce coin de pays. Un emplacement génial: depuis notre chambre côté mer, nous avons une vue sur le bateau de nos amis, bien ancré dans la baie ! (photo ci-haut)

Nous profitons de nos retrouvailles, d'une durée d'une semaine, pour faire le point sur les derniers mois et permettre à la  marmaille de s'éclater sur la plage ! 

La Dunette, notre hôtel de Sainte-Anne

photo: L'hôtel La Dunette et son ponton sur mer

Quel bonheur: des retrouvailles pour les copains !

photo: Stan, Ella, Marie-Anna et Coco s'amusent sur la plage (Sainte-Anne)

 

Qui est la Famille Pirate ?

D’abord, Véro la maman de l’équipage est une aventurière au profil réservé. La fille tranquille aux grands projets ! Le genre qui a vécu dans un kibutz, étudié à Taiwan (appris la langue) et marié un Français. Il la fait voguer et lui mijote des vrais œufs à la coque accompagnés de mouillettes au beurre non salé (délicieux ! ajoute-elle).

Elle et moi avons fait drôlement bien connaissance en partageant notre paillasse au fond de la brousse béninoise, lors d’un mandat de coopération internationale en 1997. Le village frontalier (avec le Niger) de Malanville (ça ne s’invente pas un nom comme ça) nous accueillait pour des mois d’aventures rocambolesques. Dès l’annonce, à l’effet que cet endroit allait nous accueillir, nous étions estomaquées : il s'agit d'une région éloignée, même les Béninois consultés se montraient rébarbatifs à un séjour dans ce lieu. Le défi a été relevé, non sans peine. Nous avons découvert des villageois accueillants et vécu une expérience humaine unique.

Depuis ce temps, ma compréhension de l’expression « choc culturel » réfère à ce séjour particulier. Une amitié précieuse était née entre Véro et moi. Je ne suis pas surprise de la voir entreprendre une telle escapade avec sa p'tite famille !

Capitaine Nico Pirate, en charge de l’équipage, a défroqué l’armée pour suivre sa belle Québécoise et s’installer en Gaspésie quelques années avec elle (la mer, toujours la mer). Le temps de revenir en ville à Québec, il réussit à la convaincre de prendre le large.

Il est reeee-lax. Très.

M’assure qu’ils ne sont pas huluberlus de partir en mer à cinq, mais que leur périple est accessible à tous pour peu qu’on s’y attarde (Chéri s'emballe d'ailleurs après une jasette avec le Capitaine).

Leurs trois moussaillons Marie-Anna, 6 ans, Stan, 4 ans et bébé Jean-Félix, 4 mois au moment d’embarquer sont adorables. Nés pour une vie trépidante certainement. Les dés sont lancés...

Maman Globe-trotteuse saisit sa chance de satisfaire sa curiosité légendaire et interroge ses amis.

 

Comment on se prépare pour un périple en mer ?

L’idée doit "patauger" en nous quelques années. Puis, vient le moment de s’informer (lire des blogues, des livres ou vivre un week-end en mer pour se tester un peu) et voir comment d'autres familles ont pu se débrouiller. On se laisse peu à peu convaincre qu’on pourrait s’y faire...

coucher de soleil martiniquais

Il faut ensuite prendre des cours de navigation, acheter ou louer une embarcation (l’achat serait plus avantageux), dire « bye bye boss » et casser son cochon. Sans compter l'organisation scolaire et celle de la maisonnée (ex: location).

Les Caraïbes se révèlent une destination prisée des familles navigatrices. D'abord pour l'accessibilité, la diversité (une panoplie d'îles et plusieurs syles de vie du plus "high class" au plus modeste), la splendeur des paysages, entre autres. Pour les nord-américains, c'est une destination pas trop éloignée (réduction des coûts notamment au niveau des billets d'avion) et sécuritaire (par exemple en Martinique il y a un centre hospitalier universitaire).

 

 

Et l’école ?

Les cartables scolairesMarie-Anna est une élève dévouée en première année du primaire (système scolaire québécois). Véro, avec le soutien de l’école,  lui enseigne le matières.

Avant de quitter, le directeur a été rencontré et s'est montré ravi du projet. La professeure a préparé la matière à voir.

Véro m'explique qu'habituellement, en 2 heures maximum, la leçon du jour est révisée. Les devoirs sont envoyés via courriel (skype est utilisé au besoin). Les examens requis se feront au retour à la fin de l’année scolaire. Puis, il est toujours possible-et agréable de compter les coquillages, regarder de près les crabes, étoiles de mer, etc. pour pratiquer ses maths ou s'initer à la bio.

Qui dit mieux ?

photo ci-après: Ella, Marie-Anna et Coco constatent avec étonnement semble-t-il qu'une "vraie" étoile de mer ça bouge !!!!

 

On s’adapte à une vie familiale en mer ?

Oui.

La lessive à bord du voilierBien sûr, il y a eu des questionnements. Des peurs même. En pesant le pour et le contre toutefois, on vient rapidement à la conclusion que l'aventure sera un plus pour tout le monde.

Véro avoue d’emblée que la période d’adaptation à la nouvelle vie et la routine s’est échelonnée sur plusieurs semaines. On finit par développer des trucs.

La Famille Pirate, bien que très attirée par ce style de vie, n’avait pas une expérience notoire de la barre. Véro raconte que les premiers temps, elle se cognait partout. Il faut apprendre à se mouvoir sans perdre l’équilibre dans un espace restreint. Développer des façons de cuisiner sans faire trop de dégâts (tout doit être immobilisé), dormir avec les vagues, etc.

Bon, c’est vrai que le rhum a son utilité (je parle d'un exemple que j'ai pu constater disons...), pas vrai Capitaine Nico et son acolyte nommé Chéri ? Mais ce qui se passe en mer, reste en mer. Et puis, les marins savent recevoir, c'est connu. 

Il faut également respecter l’intimité de chacun. Si un membre de la famille se met l'intérieur du voilier: cuisinette et chambrette au fondtranquille à l’écart, il faut reconnaître ce besoin. Les enfants le font naturellement. Des livres & jeux sont à leur disposition. Le voilier possède deux chambrettes: une pour le couple, les enfants partagent l'autre et bébé a son coin au milieu de la cuisinette. 

De plus, certaines habitudes sont modifiées pour le bien de la planète : 30 litres d’eau douce sont consommées sur le voilier par jour pour l’ensemble des besoins (consommation, hygiène, cuisine, etc.).

La moyenne de consommation d’eau potable d’un Québécois est de 386 litres par jour* (ouch !) . Alors là, Bravo Famille Pirate ! Écolo en plus.

À chaque nouvelle destination, il faut s'approvisionner. Pour certains endroits tout est organisé pour les plaisanciers: des locaux arrivent dès le mouillage du voilier pour offrir un service tout-inclus (eau, lessive, gaz, etc.).

Par contre, Véro souligne que certaines îles plus modestes lui font penser à des villages africains. À ce moment, on vit davantage sur les réserves et...plus simplement.

Et la sécurité des enfants ?

C’est la grande question (avouez que vous avez eu des craintes chers lecteurs en imaginant une vie en mer avec vos marmots). Normal. Notre cerveau se fait aller lorsque nous ne connaissons pas un environnement et il peut s'emballer lorsqu'il s'agit de notre progéniture.

L'océan est un terreau fertile pour l'imaginaire collectif (et je ne fais même pas allusion au copain Jaws ici). On va attribuer des qualificatifs à cette famille: courageuse, téméraire, aventurière, etc. Bref, une troupe qui ose; ça fait certainement réagir. 

Les mouissaillons

Véro est rassurante: la trousse médicale est généreuse (mais n’a pas servie encore). Les règles sont claires: les enfants peuvent se promener sur le pont lorsque l’encre est jetée, mais avec la veste obligatoire (VFI). Aucun risque n’est pris. Il ne fait pas beau, on ne navigue pas. 

Maman Globe-trotteuse arrive à se détendre après quelques soirées sur le pont ! Je me disais que si une Mini Globe-trotteuse tombait à l'eau, elle avait sa VFI et les cris stridents du reste de la marmaille serviront d'alarme sans délai. Les filles ont droit à mon conseil pseudo-décontracté: "Bon, si jamais vous tombez à l'eau, c'est pareil qu'à la piscine: vous nagez !". Rien de tout ça est arrivé.

 

Qu’est-ce qui vous manque le plus ?

Rien.

Véro me regarde et continue sa réflexion.

Non. Rien, confirme-t-elle.

Par souci, nous avons apporté un renfort québécois: du sirop d'érable. Papa Pirate avoue que les crêpes furent accueillies avec une ovation en début de parcours. Il s'agissait d'une excellente façon de remonter le moral des troupes en temps d'adaptation (comprendre certaines traversées plus houleuses).

 

Quelques faits concernant leur périple en mer

-Bébé Jean-Félix 8 mois, a passé la moitié de sa vie en mer (un vieux loup de mer !)

-Moins c’est mieux. « Si c’était à refaire, j’amènerais moins de trucs dans les bagages » nous confirme la maman.

-La solidarité entre navigateurs est bien réelle. Vous ne serez jamais complètement seuls. Pendant une visite, des Québécois reconnaissent l’embarcation et saluent les nouveaux proprios. C’est un petit monde.

-Parole de Capitaine Nico : vous deviendrez vite familier avec les manœuvres et outils de navigation. Il ne faut pas se laisser impressionner par tout l’équipement.

-C’est contagieux ! Papa Globe-trotteur est prêt à se jeter à l’eau...

 

Très chers amis au pied marin et à l'âme voyageuse: vous avez toute notre admiration pour la réussite de ce projet et à voir vos bouilles, on a presque envie de se laisser convaincre de faire pareil (j’ai dis presque Chéri) !

Au grand bonheur de vous retrouver Famille Pirate.

Et vous chers lecteurs, sachez que l'aventure tire à sa fin et que le voilier l'Unique est à vendre.

À qui le rêve maintenant ?

 

Signé,

La Famille Globe-trotteuse version marine

* Source Équiterre

 

 

 


Publié à 23:42, le 15/05/2013, dans CARAIBES ANTILLES en famille, Martinique
Mots clefs : voilier en famillemartinique en famillemaman globe-trotteusevoyage en famille

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La Martinique en famille

  31 mars 2013

Petit clin d’œil concernant les derniers articles : Mais oui ! Mademoiselle la passagère clandestine est toujours à bord. Faut comprendre que naître antillaise n’a pas semblé l’impressionner. Même les soubresauts du Carnaval de l’île n’ont pas eu d’effets sur elle. Maman Globe-trotteuse est rentrée au pays sagement et a réussi à acheter un vrai billet d’avion (son 1er) pour la passagère clandestine à naître ! Donc, retenez qu’il est possible d'acheter un billet d'avion AVANT la naissance de bébé…(on doit simplement rappeler le transporteur pour confirmer le nom et la date de naissance). Génial !

Quelle sera sa première destination ? Alors là, continuez de suivre l’équipage de Air Famille chers voyageurs !

La Martinique en famille

J’en pince pour cette destination.

Nos amis, surnommés tendrement la Famille Pirate, (je vous les présente sous peu dans un article ultérieur) nous ont lancé, telle une bouée à la mer un : « Venez nous rejoindre » bien ressenti. Ils voguent d’îles en îles au niveau des Caraïbes depuis des pleines lunes maintenant. L’envie et la jalousie suscitées nous gardaient éveillées.

Il n’en fallait pas plus pour que la Famille Globe-trotteuse dépose ses huit petons en Martinique. N’importe quoi pour fuir quelques temps le blizzard hivernal (et mon manteau qui refuse maintenant d’attacher convenablement et surtout dépourvu de son chic le pauvre avec sa fermeture éclair éreintée).

L’île aux fleurs (Madinina)

La Martinique est un département français d’outre-mer. Elle a pour voisine la Dominique au nord (40 km) et Sainte-Lucie au sud (30 km). Bien qu’on y parle français, le créole, cette belle langue claquante et colorée est utilisée par la population.

A-t-on l’impression d’arriver en France côté continent-comme on dit ici ? Non. Ou si peu. Si comme nous, vous souhaitez ardemment une surprise exotique et vivre dans la créolité, l’île aux fleurs comme on la surnomme avec classe, est bien ce qu’il vous faut. Croiser ses habitants métissés est un réel plaisir. Les influences africaines, européennes, indiennes en font une destination singulière et culturelle. Exactement ce que nous souhaitions vivre.

Nous avons choisi un petit village sudiste (Sainte-Anne) à 40 km de l’aéroport où les Les vendeurs de glaces aux blagues irrésistibles !insulaires, bien qu’habitués de voir des touristes, offrent un accueil local, sans trop en rajouter. Ici, pas de vendeurs de pacotilles insistants.

Ce que l'on vend sur la plage du Marin (celle-là même où le Club Med s’est installé-tout au bout), ce sera des glaces maison aux parfums exquis : gingembre, coco, basilic, citron. Je courais derrière le chariot du sympathique couple qui fait de ce commerce délicieux, son gagne-pain quotidien.

Quelques clichés de la plage du Marin

La mer occupe une place importante au quotidien. Certains jeunes martiniquais avouent avoir l’impression de vivre en village vacances depuis toujours puisque personne ne loge à plus de 12 km de l’océan, et ce, où qu’il soit sur l’île.

La plage du Marin, Sainte-Anne

La plage du Marin, village de Sainte-Anne tout au sud de l'île.

 Quelques gouttes de pluie et voilà l'arc-en-ciel

 Quelques gouttes d'une pluie rafraîchissante offre un splendide arc-en-ciel

Éclatement de couleurs au marché de Sainte-Anne.

On se régale

Les spécialités créoles sont reines.

Ici pas question de spaghetti-boulettes; on a mangé que des mets locaux, car c’est ce qui est disponible.

On opte pour les acras (beignets aux crevettes ou à la morue), les fruits de mer, le poisson et le poulet boucané (cuit par la fumée).

Les épices sont enivrantes : anis, clou de girofle, cardamone, baie rose, badiane, curcuma, cumin, gingembre, coriandre.

Délicieux.

 

 

 

 

 

 Une tournée au sympathique marché local vous convaincra.

Très tôt le matin, les pêcheurs offrent leur fructueuse récolte au marché.

Une destination familiale ?

Oui, sans contredit. Les petits sont accueillis à bras ouverts. Il faut souvent batailler pour un menu enfants (rares), mais nous avons réglé le cas en partageant une assiette adulte entre les filles.

J’ajouterais que j’apprécie également le côté calme (hors Fort-de-France) et sécuritaire de cet endroit.

Il fait bon y vivre, ça se sent.

La plage omniprésente les amuse à tous moments.

 

Lecture recommandée : Le Routard Martinique, 2013.

Application gratuite pour smartphone : Bonjour Martinique

Monnaie : Euro.

Coût de la vie : élevé (16 % plus cher qu’en France métropolitaine).

Climat : tropical mais avec une ventilation appréciable.

 

Martinique: adoptée par Maman Globe-trotteuse !


Publié à 12:00, le 29/03/2013, dans CARAIBES ANTILLES en famille, Martinique
Mots clefs : martinique en familleair famillemaman globe-trotteusevoyage en famille

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Et si bébé naît en vol ? On fait quoi ?

  

Je délire.

Complètement.

Je reçois tout de même un coup de pouce des hormones gracieuseté de Dame Nature. Et elle s’avère généreuse.

Les valises sont presque terminées. J’ai dis presque, Chéri.

Et c’est maintenant que je me pose LA question :

-Mon assureur, il en pense quoi de ce voyage avec  une passagère clandestine à bord ?Maman Globe-trotteuse le jour de son premier vol en famille

-« Pas de départ moins de 2 mois avant l’accouchement ! » me répond l’agent à la clientèle.

Euhhhhhh. C’est exactement ma situation. Hyperventilation pré-natale.

-« Peut-être qu’on peut compter les jours ensemble » que je lui lance.

Pile. La date à laquelle je ne peux plus sortir du pays est celle où j’y remettrais les pieds pour le retour. Trop trop veinarde (car tout est réservé). En fait, il ne faut juste pas mélanger jusqu’à quand on peut voyager avec son transporteur aérien (je l’avais vérifié ça !) et ce qu’en dit notre compagnie d’assurances. Nuance. Je vous aurais avisé les copines.

Mais ce n’est pas tout.

Mon ciboulot continue sa course folle : on fait quoi si bébé se pointe le nez EN PLEIN VOL ?

Ne vous moquez pas; j'entends cette blague à répétition cette semaine. J’ai donc fais de sérieuses recherches.

D’abord, bébé aura quelle nationalité s’il naît dans les airs ?

Il serait canadien dans mon cas. Et pas parce que je le suis, mais parce que la compagnie aérienne l’est. L’avion est en quelque sorte le prolongement du pays où il est enregistré, selon le droit international (exception des États-Unis).

On inscrit quoi comme lieu de naissance ?

Ciel bleu azur ? Cumulus city ? 7ème ciel ? Paradis ? Comté des turbulences ? ou vraiment plus réaliste : 25ème rangée, entre le siège A et B ? du vol 387 pour LA.

Pas exactement. Il s’agirait plutôt de la destination à l’arrivée, la plupart du temps. Certains pays (ex: France) toutefois tiennent à ce que le lieu de naissance soit exact : ainsi selon l’heure de la naissance, les coordonnées géographiques valideraient le lieu. Vous imaginez ? Possibilité que ce soit Anchorage, Alaska pour  les vols sur l’Asie. Spécial.

Est-ce que des femmes donnent vraiment naissance en vol ?

-Oh que oui. C’est arrivé cinq fois sur un vol de la compagnie espagnole Iberia. Quelle chance, la dernière maman en lice a pu compter entre autres, sur le soutien d’une sage-femme et d’un médecin présents à bord (le duo de rêve dans pareilles circonstances) ! Le vol a poursuivi son cours comme il se doit, parce que tout était sous contrôle. Imaginez ensuite la  maman qui raconte l’anecdote (sur son blogue) ou dans le journal de bébé. Et je ne vous parle même pas de la tête éberluée des collègues.

Bébé a-t-il droit à des billets d’avion pour la vie ?

Ella en première classe ! à 3 mois en route pour le JaponNon. Paraît que c’est une légende urbaine cette croyance. Déception. J’avoue que c’est le bon côté que j’y trouvais. Je ne veux pas être opportuniste, mais disons que ça se prend bien.

Toutefois, les compagnies se targuent d’être généreuses envers le poupon (pensez-vous qu’il peut choisir dans le catalogue duty free ?). Ce serait un excellent compromis.

Y-a-t-il une forte corrélation entre devenir pilote ou agent-e de bord et le fait d’être né dans un avion ?

Non, je n’ai pas trouvé de recherches là-dessus (et de votre côté ?). Mais, de cette façon, je l’aurais eu éventuellement mon rabais, non ? On veut des ailes dans la famille !

Dois-je vous le rappeler ? Je fais un délire prédépart-prénatal.

S’il faut en plus que je sois victime d’un coup de soleil rendue à destination…..

 

Signé

Maman Globe-trotteuse


Publié à 04:13, le 4/02/2013, dans CARAIBES ANTILLES en famille, Martinique
Mots clefs : maman globe trotteuse

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Tankini blues

Ahhhhh. L’appel.

Prendre le large, lever les pattes, larguer les amarres, aller se faire voir ailleurs.

Déguerpir.

C’est bien actuel. Impossible à combattre.

J’ai des complices. Mes adorables copains qui forment un couple franco-canadien et leurs trois enfants dont un tout-petit dernier. Ils ont eu envie de déménager leurs pénates en pleine mer. Naviguer sur un voilier pendant des mois. Quel culot !

L’argument ultime (les rejoindre) pour quitter l'hiver québécois et ses congères. Et m’imaginer avec ma passagère clandestine dans la mer chaude. CHHHHAAAUUUDDEEE !

Un seul bémol voire une épreuve féminine pré-départ : le tankini.

Non, ce n’est pas l’appellation d’un nouveau drink (je me meurs de boire du ti-punch spécialité martiniquaise) que je devrais me contenter de humer seulement pour cause de bébé in abdomen.

Humer du rhum, c’est pas grave pour le développement, hein ?

OK, je vous en reparle si ça me fait de l’effet….

J’ai beau être dans ma splendeur de courbes féminines (c’est vous qui tenté de me convaincre ! perso, je ne suis pas du tout de cet avis), il traîne au fond de moi l’orgueil d’une fille qui se rappelle avoir porté le pantalon SANS panneau. À 7 mois de grossesse, je file en Martinique (je vous reviens en détails, promis).

MAIS.

Il me faut un maillot de bain.

Après des déceptions à la chaîne dans les boutiques de maternité et un mal de cœur qui se pointe, je dégote un zeste de courage et franchis l’entrée d’une boutique de bikinis avec des sirènes blondes en vitrine (et plein de courbes na-tu-rel-les hein ? spécialement la poitrine). Jalousie.

-Madame, puis-je vous aider ? me dit la plantureuse donzelle de 22 ans (l’âge où on pense qu’on est ordinaire, mais qu’on fait baver d’envie tout ce qui respire).Re-jalousie.

Nooon, elle ne va pas m’appeler madame en plus ! (fin du zeste de courage)

J’ai beau avoir fait les boutiques spécialisées, à part avoir le goût de couler en eau profonde (pour ne pas qu’on voit ce maillot), je redoute la réalisation de mon look maman-qui-veut-faire-branchée. Je ne râle pas pour rien, je veux juste un truc qui me ressemble « en temps normal » et que je n’aurais pas l’impression d’avoir emprunté à ma mère (s’cuse maman). Bien loin de la bomba.

Je supplie la déesse de 22 ans de ne pas me laisse tomber, car elle m’assure qu’ils n’ont rien pour les femmes enceintes.

-« Il doit bien y avoir des modèles qui vont me cacher un peu le ventre ? »

« Tankini » me dit-elle sceptique.

Elle propose différents modèles. Je lui demande poliment d’abandonner illico les motifs aux couleurs des tropiques (lire grosses fleurs ringardes). Et le maillot couche culotte.

Nous optons pour les rayures.

Et une sortie de bain (j’en prends deux finalement).

Voilà Maman Globe-trotteuse prête à reprendre du service ! À moi l’air chaud du tarmac de Fort-de-France.

Devinez quoi ? Requinquée, je poursuis mon périple chez mon nouveau coiffeur Florian, français d’origine. Il me cale dans sa chaise de cuir capitonné d’un salon en vogue de Québec. Je veux une nouvelle tête pour mon voyage rien d'inclus au soleil (comprendre : une chevelure cool pour me venger de ne pas pouvoir m’acheter les vêtements que je veux).

-Super, tu vas où ?

Martinique.

WOOOOOOOOOOOOooooooooooooooW. J’y ai habité durant 10 ans.

C’est pas vrai. J’avais quoi ? Une chance sur un million de tomber sur le coiffeur-spécialiste-Martinique qui profitera du shampooing-couleur-coupe-mise en plis pour me livrer tous ses secrets. Génial. Nous devenons inséparables.

Je repars motivée, les cheveux au vent (malgré le facteur éolien résultant en du -38 degrés celcius). Des noms de restos à ne pas manquer (celui de son oncle), des plages secrètes à découvrir et le sentiment que ma destination répondra à mes attentes.

C’est reparti mon kiki.

Signé,

Maman Globe-trotteuse


Publié à 03:51, le 31/01/2013, dans CARAIBES ANTILLES en famille, Martinique
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