Air Famille

7 trucs sur Bali pour Stephen PM

Honorable PM,

Cher Stephen,

Je vous adresse un mémo sympa, afin d’optimiser votre séjour à l’île des Dieux.  Je sais que vous êtes en réunion à Bali (Indonésie) dans le cadre d’une mission de libéralisation du commerce chez les tigres asiatiques (dixit les communiqués).

En vous imaginant le sarong* autour de la taille, parmi les déesses balinaises et une bouffée d’encens, j'ai vu des étincelles.

L’an dernier, la Famille Globe-trotteuse a élu domicile à Ubud l’espace de quelques mois.

Du bon temps en famille, quelques aventures rocambolesques assurément.

À ce titre, je vous offre ma contribution citoyenne :

1-Les torpinouches de visa pour Bali

Il faut aviser Francine au bureau, qu’il est possible de renouveler son visa de départ sur l’île, après le fatidique délai de 2 mois. Elle répétait qu'il serait impossible de demeurer à Bali plus de 2 mois (on avait déjà la location pour 6 mois !). C’est tout faux.

Faire affaire avec une agence accréditée sur place qui se chargera de tout. Francine exigeait aussi des billets aller-retour après 2 mois et n’en démordait pas pour émettre le visa initial *. Vu l’info reçue on avait choisi d’aller renouveler nos visas (x 4) en Malaisie (Kuala Lumpur).

Ce qui a donné une situation cocasse.

Si jamais ça vous arrivait post-mandat, sachez que sur la propriété de l’ambassade d’Indonésie à KL, les hommes doivent se couvrir les jambes absolument*. Laureen (votre femme) pourrait être en minijupe et ce serait accepté.

Nous, non plus, on n’a pas compris. 

J’ai refilé mon pareo de Bikini village à Chéri  et tout le monde était content (sauf lui, s'entend).

On a croisé un routard mal pris, qui a utilisé un sac poubelle noir sur les jambes et s’en est tiré à bon compte. On comprend le principe.

 

2- Méfiez-vous de l’atterrissage/décollage sur la courte piste avec vue sur l’océan

Bien beau être une fervente du tarmac, cette piste de décollage et d’atterrissage me donne la frousse (ex aequo avec le manège Expedition Everest de Disney).

Il faut comprendre que les Balinais sont hindouistes et que s’ils meurent, ils seront réincarnés.

Peut être pas vous Stephen.

Il y a quelques mois d’ailleurs, la compagnie Lion air s’est ramassée à la flotte avec tous ses passagers après avoir loupé le départ sur cette piste. Pas de commandant Piché à bord.

Tu ne veux pas prendre Lion air (vous non plus hein !).

Quoi qu’il en soit, paraît que votre aéronef personnel est pas mal du tout. Fraîchement repeint, le bleu a fait jaser. Votre appréciation du bleu est indéniable (note pour nos lecteurs internationaux). Au Québec, on dirait un bleu ostentatoire.

Mais bon.

Je n’ai pas réussi à trouver son nom (à l’avion) malgré mes recherches laborieuses, si ce n’est Harper’s jet. Je suis déçue et propose plutôt un représentatif  « Big one » parce que mes sources révèlent que Air Force One  a été inspirante (É-UA) pour le bleu et le côté fancy.

Il ne doit pas y avoir de copyright sur une carlingue ?

Et copier le voisin, ce n’est pas particulièrement nouveau.

3-Vos crédits carbone

Bon Stephen, l’affaire c’est qu’au Québec aussi on a un Stephen*, avec un v toutefois (Steven).

Et il verse dans le vert.

Un écolo-activiste-grano  genre éveilleur de conscience.

Par sa faute, j’énerve mon équipage avec la récupération. À Bali, il y a un fragile programme de recyclage et on se donnait la peine de l’encourager. Nos voisins trouvaient weird d’aller porter les poubelles ailleurs que sur le tas.

L’Indonésie chers lecteurs globe-trotteurs, c’est  40 heures de voyage, dont un bon 24 dans les airs.

4 vols depuis Québec.

Monsieur le PM, afin que vous soyez bien accueilli, j’ai calculé les crédits à acheter chez Carbone Boréal pour minimiser les effets environnementaux.

Faites pas le saut. 

Il faudrait 4864 arbres pour compenser  les émissions de CO2 (680 tonnes) d’un aller retour Ottawa-Denpasar (Bali) pour les 194 personnes de « Big One ».

La somme de la compensation tournerait autour de 38 132.64 $ canadiens.

Un mince pécule pour vous refaire une santé écolo-médiatique.

4-Le côté économique

Vos stratèges préparent (trop) de topos.

Je vous résume l’essentiel. La blanchisseuse au coin de ma rue gagnait 2$/jour (car sur l’île, on fait lessive commune), le chauffeur de taxi 8$/jour. Un expat gérant d'hôtel 500$/mois.

Ce n’est pas syndiqué.

Les cérémonies religieuses fort importantes constituent une des principales dépenses des familles balinaises. Toutefois, sur l’île des Dieux, seul endroit au monde où il y a plusieurs moussons par année, personne meurt de faim.  

Les dames avec petits que l’on voit quêter un peu partout sur l’île viennent souvent d’un réseau organisé.

Moi aussi je suis pas capable, je donne pareil, même sachant cela.

On a eu l’occasion d’aller faire les boutiques (Chéri n’en pouvait plus). Des kilomètres de family shop de souvenirs retrouvés…partout sur la planète ! 

Je ne vous mens pas.

En Martinique je suis entrée dans une boutique où tout était fait à Bali. On y ajoutait seulement « souvenir de Martinique » et le tour est joué. Récemment une connaissance me montrait un souvenir d’Espagne. Je lui dis «… suis sûre que c’est fait à Bali. Je reconnais l’étoffe colorée ».

On regarde l’étiquette. Gotcha !. « Made in Indonesia ».

Tout ça pour vous dire de faire des réserves.

Négociez pas mal. Sinon, ça risque de tuer le marché.

5-Oubliez toute référence à Mange, prie, aime

Parfois vous voulez être cool et parler d’une référence mondiale du style : « Oui, j’ai lu Eat Pray love »*(je ne pense pas que Yann Martel vous l’a envoyé celui-là*), mais prétendons que votre femme vous l’aurait recommandé (chick litt assurément).

Tenez ça mort.

Ils en ont assez d’entendre parler de cette histoire qui attire des hordes (100 autobus par jour pour le petit village de Ubud) de Japonais(e)s  qui débarquent pour acheter des pacotilles. Un jour à la piscine du voisinage, une Anglaise m’a confié que Elisabeth Gilbert était sa locataire précédente.

Bien là que l’histoire a pris forme. Direct dans notre rue.

Appelez-moi, je vous partagerais les rumeurs.

6-À propos du Bali d’antan

Tout le monde (en tous cas les expats) affirment: «  Bali n’est plus ce qu’il était ».

Affirmatif, je suis l’une de ces nostalgiques.

Pour ma défense, si ça fait un bail que vous êtes venus, vous aurez un choc.

Comment dire ?

L’Indonésie a la réputation de vouloir combattre la corruption. Son plan d’urbanisation est chaotique (je vous laisse faire ou non le lien). C’est le plus imposant qui l’emporte. Pourtant, il y a une loi qui stipule que seuls les Balinais peuvent posséder une terre. Point.

Alors, les proprios terriens contractent des baux de 25 ans avec possibilité de construire ce que tu veux dessus.

Pour revenir au propos, si on se donne le temps, on arrive à retrouver l’essence : celle des vraies cérémonies, des amitiés, de l’authenticité qui peut faire défaut aux premiers abords. 

7-Le bahasa Indonesia.

Écoutez, c’est la moindre des choses d’y aller avec des Selamat pagi (Bonjour) à la tonne et des terimah kasi (Merci !).

Ella et Coco le baragouinaient en moins d’un mois. Cette langue  peut sembler bizarre,  mais en fait elle est parlée par 140 millions de personnes (ouaip !).

Retenez 3 trucs :

1-Il n’y a pas de genre.

2-Les sentences de phrases sont pas mal comme en français (sujet-verbe-complément)

3-Au pluriel, on double le vocable: Je marche « Jalan », on marche « Jalan Jalan ».

 

De toutes façons cher Stephen, les insulaires sont si gentils qu’ils ne s’offusqueront pas si votre accent ottavien* prend le dessus.

 

Terimah Kasi pour votre attention,

Signé,

Maman Globe-trotteuse

Suivez-nous sur Facebook et bientôt sur le nouveau site wordpress :)

 

* Le sarong est une jupe traditionnelle unisexe portée particulièrement lors des cérémonies hindouistes.

*Parfait, vous achetez les fameux billets d’avion aller-retour pour la preuve à l’ambassade, MAIS vous les achetez remboursables. Un peu plus cher, mais vous pourrez procéder un coup arrivés à Bali.

* Steven Guilbeault de chez Equiterre.

* L’Indonésie est le plus grand pays musulman du monde.

* De  2007 à 2011, Yann Martel auteur notoire (Life of Pi) récipiendaire du Booker Prize a envoyé au PM un livre par deux semaines. Il a reçu quelques accusés de réception. Il a cessé depuis. Moi, je voudrais bien savoir quel bouquin fétiche avec le voyage en trame de fond, Yann me conseillerait.

*Mange prie aime (Eat, pray,love) est un film qui a cartonné à l’écran mettant en vedette Julia Roberts et Javier Bardem.  Une histoire d’amour d’une riche américaine, belle, fine et capable qui a tout laissé tomber (!WTF ?) pour aller se chercher à Bali. Oui, elle s’est trouvée. C’est justement là le problème; maintenant ce « profil » de personnalité planifie un voyage vers Bali pour les retrouvailles intrinsèques.

*Moi non plus je ne savais pas, mais c’est bien Ottavien (d’Ottawa, la capitale canadienne). Mieux qu’Ottawaien j’imagine. Bien que.


Publié à 22:57, le 7/10/2013, dans ASIE en famille, Bali
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Voyager avec une ado 2.0 (genre)

Globe-trotter en famille et en redemander ? Suivez la famille Globe-trotteuse...

Août 2013

Je me trouve en Amérique centrale avec une ado.

C’est ma filleule adorée de 15 ans. Une banlieusarde de la région montréalaise. Un souhait Coucher de soleil sur une plage costaricainequi se réalise de pouvoir partager le monde avec mademoiselle. 

Depuis sa tendre enfance, elle reçoit de ma part des cartes postales d’Afrique, d’Indonésie, du Japon, etc. Je lui offre des trucs coup de cœur tels des bagues en minerai australien ou en ambre blanc de Russie.

Au retour de mes séjours, je lui fabriquais des albums photos souvenirs et lui offrais une collection de robes exotiques dont une qui évoque un souvenir particulier, négociée avec mes derniers deniers de routarde dans une gare pourrie du Ghana. Je passais sur elle, mes envies de maternité...

QUIIINNNZE ans. Vous vous souvenez de l’été de vos quinze ans ?

C’est celui où votre maillot de bain vous fait à merveille…mais, vous ne le savez juste pas. La vie c’est comme ça,  juste injuste : on apprend plus tard, ce que l’on aurait dû comprendre trop tôt.

Ici, notre nymphette fait dévisser toutes les têtes dans son sillon. Et laissez-moi vous dire que les latinos américains ont l’œil pour les beautés de la nature !

Je ne peux m’empêcher de prévoir la suite avec mes trois futures adoEs. Et imaginez Chéri qui aura les deux pieds dans un univers féminin fois trois (X 3). Comment on dit : bonne chance ?

Je crois parfois à entendre (et tenter de modérer) son discours qu’il va en faire des nonnes. Des nonnes en bikinis. Ouf. Remarquez que je connais de ces femmes pieuses (Bonjour sœur Jeannine !) qui ont eu des vies bien remplies de périples hasardeux dans des contrées lointaines.

Toujours est-il que c’était l’occasion de voyager avec ma filleule, sa maman et bébé Laëtie Globe-trotteuse. Je peux bien écrire ce que je veux sur l’ado, elle n’en lira rien. Mon blogue est beaucoup trop vintage. Je ne suis pas sur Instagram ou Snap chat. Je twitte du bout du clavier à peine et mon blogue relève davantage du bricolage que du stratège médias. 100% ringarde la vieille. Snapchat, vous connaissez ? C’est une façon de communiquer très visuelle : vous prenez une photo de vous et y inscrivez votre pensée qui s’affiche sous votre cliché-ça a  un côté bande dessinée. Très chou (mais à quoi ça sert au juste ?).

Cette génération de geekettes, l’est aussi en voyage.

Elle communique déjà avec la planète, donc se trouver ailleurs, ça change quoi ?

Hier, on était au centre-ville d’un bled du Nicaragua. On questionne l’Adoe sur son degré de dépaysement. « Je ne me sens pas perdue, j’ai même vu un Mc Do ».

OK. Les repères sont clairs: où il y a des clowns souriants, je suis chez moi ! Mais, les ânes et charrettes, les enfants de la rue, l’espagnol, l’architecture de 1524, etc. ? Dépaysée la demoiselle ? Non. Ah oui, un soupçon de panique lorsque son Ipod s’éteint de lui-même, étouffé par la chaleur tropicale.

Et c’est sans parler du petit ami; Joe. Zeeee Joe. Il est de l’aventure lui aussi. Non, il n’est pas là physiquement, détrompez-vous. Mais c’est quoi la différence ? Il voyage virtuellement avec nous. Il nous suit pas à pas et en temps direct s’il-vous-plaît. On voit des singes sur notre balcon. Joe aussi. On mange de la paëlla avec des crevettes grosses comme ça. Joe peut saliver à les voir dans le buffet. Au marché, elle lui a négocié un gaminet de Bob Marley. Parions qu’il a pu choisir la couleur. C’est beau l’amour à distance en 2013. Et facile pour la génération moi.com

Dans le fond, il faut envier cette jeunesse qui n’a pas froid aux yeux.

Tout est accessible pour eux, leur façon de penser intègre d’emblée un côté techno. Sky is the limit ? Ils optent plutôt pour Universe is the limit ! Geekette m’a installé Skype pour que le reste de la Famille Globe-trotteuse échange avec la membre qui s’est sauvée du côté latino de la planète. Puis, elle nous a trouvé une appli pour téléphoner au Canada sans débourser un corderos. J’ai même pu rattraper le temps perdu en frais de glamour, car elle lit une panoplie de magazines hollywoodiens à potins (Il a osé larguer Demi ?). J’ai l’impression de faire du voyeurisme à ce sujet (c’est vrai, Gwyneth est si détesté ?).

Je lui ai demandé si j’allais pouvoir poster son joli minois sur le blogue. Oui, qu’elle m’a dit. Comprenez l’envie de cette désinvolture que je ressens ? Pas de réserve ou de gêne de ce côté. Juste oui. Merveilleuse ouverture et c’est ça, pour pas mal tout. Cinq heures de bus à se taper ? Il doit bien y avoir une appli pour ça. Elle rencontre d’autres ados. Parle pas la même langue ? FACEBOOK, ça se dit dans toutes les langues. Et il y a déjà un moment que la langue de Shakespeare est maîtrisée (je dis bien la langue, car je gagerais qu’elle confond Shakespeare avec Will.I.Am). Elle aura encore un peu plus d’amis qui viennent d’un peu plus loin…

La planète leur appartient. C'est à eux de jouer maintenant...

Tu m’inspires ma belle.

LOL

 

Signé,

Maman Globe-Trotteuse photographe officielle de l'Ado

ps-On a au moins une page Facebook ici

Maman Globe trotteuse et l'ado 2.0


Publié à 03:48, le 22/08/2013, dans AMERIQUES en famille, Costa Rica
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Comment je suis devenue la marraine d'un taureau !

Les gouttes de sang rouge carmin contrastent avec le blanc du mouchoir. La mince partie de l’oreille de mon filleul m’est attribuée d’une manière solennelle. Je peux sentir entre mes doigts la chair tendre et chaude.

J’ai peur du sang.

Je n’ai point le loisir de divaguer en pensées au sujet de ma phobie sanguine, car je suis Quelques minutes avant de me voir remettre un bout d'oreille.aussitôt surprise par les beuglements affolés de mon nouveau protégé.

En écho, j’entends bébé Laëtie hurler d’impatience à son tour.

Debout, au milieu du champ, je courbe l’échine pour faciliter l’écoulement de ma sueur. Mon panama vissé sur la tête ne parvient pas à cacher mon incrédulité. Je souris à pleine dents dans une ultime tentative de gestion de la situation.

Une pensée me revient en boucle à l’esprit : Comment diable, je vais contourner la question de ma fiche de déclaration douanière « Rapportez-vous des parties d’animal au Canada ? » maintenant que je suis dépositaire d’une oreille bovine ?

Mon filleul vient d'être attrapéJe suis obsédée par la pensée d'éventuels sourcils froncés d'une douanière agacée qui plantera son regard inquisiteur sur moi en demandant « C’est quoi ça ? » (« dé quessé » en traduction québécoise).

-Et moi de bredouiller :« …une oreille de taureau. On me la remise dans une cérémonie à la manade. C’est un grand honneur s’avez madame… ».

Pardon ?

Pire. J’imagine un organisme de défense des animaux qui m’interpelle : "On vous croyait végétarienne Maman Globe-trotteuse ?". Ce à quoi je répondrais visiblement embarrassée : « Oui, c’était avant de manger du kangourou (et trouver que c'est délicieux). La faute à Chéri, tiens.

Récapitulons.

Je me demande parfois si mes proches vont croire mes anecdotes. Je collectionne les histoires atypiques (souvent malgré moi !). Celle-ci restera surlignée dans les annales de la famille Globe-trotteuse.

Il faut rappeler  notre souhait : s’introduire dans la culture du sud ouest de la Provence. Confortablement établi à Village-sur-mer, un lieu niché au cœur de ce coin de pays, nous rayonnons à la recherche des saveurs locales.

Nous sommes servis.

Adoptés  par une charmante famille qui désire nous offrir des souvenirs impérissables de cette terre ensoleillée (350 jours/an, qui dit mieux ?), voilà qu’on a déniché une invitation VIP à la manade.

Une manade est une propriété typique des régions sudistes françaises (Provence, Crau, Camargue) qui regroupe un troupeau de taureaux, vaches et chevaux. Les taureaux cocardiers sont les fiers représentants d’une manade.

Taureaux et chevaux se côtoient à la manade

« Nadine vous attend à la manade, ce dimanche matin » défile notre hôte.

Fidèles au poste, nous préparons notre série de demoiselles en robes soleil à aller découvrir le terroir provençal et son côté cowboy (cowgirl aussi, ça va de soi).

C’est donc par un chaud matin, où résonne le bruyant frottement des ailes des cigales, que nous arrivons dans la superbe allée bordée de platanes centenaires.

Bienvenue dans notre manade

Nadine, fille du propriétaire, nous accueille. Cette belle grande blonde a grandi en courant dans les champs qui entourent le superbe mas de Pernes. « Ma grand-mère habitait le château juste à côté ». La propriété fait face au lieu d’entraînement des taureaux.

Le restaurant de la mande Chapelle

Nous ne tardons pas à voir arriver sur leurs montures fougueuses, les gardians (oui, avec un a), pierre angulaire de la manade. Le jeune manadier (fils de Nadine) est fraîchement détenteur du titre, légué par son célèbre grand-papa. Tous dirigent les troupeaux et connaissent les yeux fermés chaque bête qui s’y trouvent.

Père-fille: Nadine et Albert Chapelle

D’abord, Nadine explique la différence entre le taureau espagnol et celui de Camargue (une région de Provence). Le premier est plus gros et possède des cornes droites. Son frère camarguais est plus petit et ses cornes se recourbent légèrement vers l’intérieur.

Après la visite officielle du domaine, vient le moment solonnel où le manadier va procéderOn tente d'attraper le taurillon qui s'enfuit ! au marquage (ferrade) d’un jeune taureau. Pour cela, il faut l'attraper ! 

Le coup d’envoi est donné !

Les superbes montures blanches galopent aux trousses du taurillon qui s’enfuie à toutes jambes.

Ella et Coco poussent des Ohhh et des ahhh !!!! Un cri de joie jaillit de la foule. La bête détale et réussie….à ne pas se faire attraper. Il paraît que c’est rare.

Les gardians se rabattent une nouvelle fois sur le taureau et voilà Le manadierque...hasta la vista ! il repart de plus belle tout au fond du pâturage et fait défaut une seconde fois. Ça alors, l’orgueil des gardians est piqué au vif !

 

 

Quel spectacle !

 

 

On se met tous à faire de l’anthropomorphisme et devenir empathique pour cet animal qui va recevoir un tattoo au fer chaud sur la croupe.

Nadine nous rassure en nous disant que l’animal ne souffre pas malgré ses gémissements. Ce serait davantage l’inconfort de la position (retenu de force par les gardians) qui la fait frémir.

Je suis choisie en tant que marraine.

C’est ainsi qu’on me remet un « souvenir » (le bout d'oreille) de mon filleul avant de me demander de caresser de la main la nouvelle empreinte dans le cuir de l’animal. Ça sent le brûlé et la fumée qui émane du fer chaud est impressionnante.

On finit par relâcher celui qui se nomme dorénavant Laëti taureau. L'animal ne semble pas rancunier et détale aussitôt.

Tout à coup, je me dis que mon désir d'intégration culturelle va parfois loin.

Notre escapade à saveur western me secoue les puces.

 

Signé,

Maman cowgirl Globe-trotteuse

Manade Albert Chapelle et restaurant Le Bouvino

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Le plus jeune des gardians de la manade

Ci-haut le plus jeune des gardians en exercice.

Moment privilège entre le manadier et un taureau

Le manadier prend un soin jaloux de ses bêtes.

Coco et Ella adorent les chavaux camarguais

Coco (4ans 1/2) et Ella (6ans 1/2) adorent les chevaux !

Les gardians

Les gardians doivent travailler en équipe.

Une partie de l'imposant troupeau.


Publié à 04:10, le 18/08/2013, dans EUROPE en famille, Provence
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Échanger sa vie

Provence, France

Juillet 2013

 

J'ai joué notre prochain voyage à la roulette russe.

Seul le hasard allait décider. D'abord, quel sentiment exaltant de s'en remettre à cette force aléatoire. Marre de prendre des décisions, on le fait toute l'année. Préparer un voyage et choisir un endroit demande temps et énergie. La liberté commence maintenant: les circonstances de la vie vont décider à notre place de notre prochaine destination.Excitant.

 

Ma petite passagère clandestine était sur le point de se montrer le bout du nez et dans ma lubie de femme enceinte, je voulais « régler » la prochaine destination voyage en famille. Me voilà donc à cocher la mention OUVERT sur le site d'échanges de maison. Ce qui signifie que l'on est ouvert à toutes propositions. C'est clair : la première offre qui concorde sera acceptée par la Famille Globe-trotteuse ! À nous l'aventure...le destin choisira. On est aventuriers ou on ne l'est pas. Et plutôt optimistes dans la famille.

Puis, comme s'il y avait un alignement planétaire, voilà que ma boîte courriel clignote.

Provence-piscine-juillet-enfants-auto

Bingo! La destin a choisi.

Une famille souhaite échanger avec nous. Je réponds dans l'immédiat « C'est oui ».

Mes échangeurs n'en reviennent pas de notre précipitation : « Vous êtes certains ?». Le rosé, les olives, le soleil, la méditerranée, le nougat. Pas une once d'hésitation.On échange notre Nordet contre le Mistral*.

Découvrir une culture à partir du quotidien

La famille Chagui est arrivée la semaine dernière. Je suis à l'aéroport pour les accueillir. Ils débarquent dans la capitale et tout de suite font connaissance avec le climat frisquet québécois; ils demanderont à mettre du chauffage...un 26 juin ! Bienvenue chez nous !

Nous les invitons au chalet, où ils pêchent la truite pour la première fois. Fallait voir la tête de Milan, 8 ans. La fierté accrochée au sourire. Le Québec à jamais tatoué sur le cœur. Me suis assurée qu'ils avaient bien goûté la poutine et vu le Château Frontenac, fais coucou aux baleines et hurler de joie à Valcartier. Ils sont étonnés de constater que l'on vit au vu et au su de tout le monde; peu de clôtures autour des maisons, du vert partout. Même la baguette de la boulangerie de notre coin semble avoir passé le test haut la main. Ils en redemandent et on est heureux de voir qu'ils se plaisent sur la terre qui nous a vu grandir.

Notre tour venu, nous quittons le cœur léger, excités d'échanger ce qui est plus qu'un lieu de résidence, mais l'histoire de toute une vie : des habitudes, des proches, un environnement, une culture.

À notre tour...

Nous échangeons nos vies, l'espace de quelques semaines.

L'épisode provençal bien entamé, la Famille Globe-trotteuse se délecte d'un quotidien doux qui sent bon le pin, la lavande, l'huile d'olive ou le savon de Marseille.

On prend soin de nous : la famille vient s'assurer qu'on ne manque de rien et nous ravitaille en foie gras et en tapenades (trop sympa!). Et en rosé de Bandol. On partage les figues fraîches de leur jardin. Un vrai régal! Quand je vous dis que c'est plus qu'un échange immobilier. On est touchés.

On s'endort avec le tintamarre des cigales.

On a hérité de 13 tortues à nourrir et amuser (pas de soucis, beaucoup de volontaires s'en chargent).

Les filles découvrent les jouets de nos hôtes et c'est l'équivalent de Noël.

On visite le jour et le soir venu on « rentre à la maison ».Facilitant.

Oui, on doit sortir les poubelles et la récupération, nettoyer la piscine; ça fait partie intégrante de l'expérience et de l'immersion.

Faire le marché redevient plaisant:quel choix ils ont les cousins français avec une grande allée consacrée aux yaourts au supermarché (idem pour les fromages).

On apprécie que le temps s'égrène dans un champ de lavande.

On arrête sur le bord de la route juste parce que c'est beau.

Et on musarde, bien entendu.

 

Signé,

 

Maman Globe-trotteuse en Provence

 

  • Le Nordet est un vent québécois.Son acolyte provençal est le Mistral.

 

 

 

Quelle fraîcheur !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Publié à 04:58, le 12/07/2013, dans EUROPE en famille, Provence
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Musarder en famille, vous connaissez ?

Cet article est publié dans le cadre de l'opération "Unis pour un tourisme alternatif". Orchestrée par Voyageurs du Net et parrainée par Voyageons-Autrement, ABM, Babel Voyages, EchoWay et Viatao, cette opération vise à promouvoir dans la blogosphère le tourisme responsable et alternatif.

 

Il est temps d’initier un premier voyage en famille-version finale (à 5 !). En juillet, bébé Laëtie Globe-trotteuse fêtera ses trois mois sous un chaud soleil provençal.

Mais si ? me répète-on ad nauseam pour évoquer le prochain départ avec ma clique.

Je connais par cœur ces arguments casseurs.

Mais si elle tombe malade ? S’il arrive quelque chose ? Si elle ne s’en souvient plus lorsqu’elle sera grande ? Si elle n’aime pas l’avion ? Si la sécurité n’est pas la même ? Si elle ne fait plus ses nuits ?

Attendez.

Laissez-moi vous faire une confidence.

Rien ne devrait ralentir les ardeurs d’une famille s’apprêtant à globe-trotter.

Parce que je vous parle ici de musarder en famille.

Buller.

Vous connaissez ?

Prendre ce précieux temps qui fait défaut. Tout le temps. Sentir le courant d’air sur vos bras et le voir s’éteindre dans les cheveux de votre fille. Saisir l’éclat dans les yeux de votre marmaille quand ils verront le Château d’If ou celui que vous venez de construire dans le sable. Je fais référence à votre garçon qui va s’émerveiller de découvrir Paris ou le lac aux Castors. Sentir la fumée du feu de camp dans la savane africaine ou la forêt québécoise. Votre petit dernier qui sera attentif à l’accent des passants espagnols ou gaspésiens. À votre enfant qui comptera les étoiles dans le ciel du Maine ou de New York.

« L’important » deviendra la compétition de ricochets sur l’eau ou le partage d’une glace à la vanille avec vous. VOUS. Son parent qui bosse à la sueur de son front. Celui dont l’agenda sonne pour lui signifier à quel point il est occupé. Qui se précipitera tout de même pour aller acheter des bottes de pluie à la pause repas pour que le p’tit dernier ai les pieds au sec. Celui qui a à coeur que ses bambins ne manquent de rien.

On devrait toujours prendre « le temps » allez-vous me dire...

Oui.

On devrait.

À tous ceux qui demandent où je prends le courage et la motivation pour embarquer mon équipage et partir. Je réponds :

DÉ-TA-LEZ. Composez le 1-800-you-est-ce-qu’on va.

L’important ce n’est pas la destination, mais pourquoi vous y serez. Le voyage se révèle un fabuleux argument du ici et maintenant. Un facilitateur de moments magiques. Une ode au Carpe Diem. Exit les sonneries, la circulation, les responsabilités professionnelles, la poussière à faire disparaître.

Vos rénos, votre boss et vos obligations attendront.

Vous ne reviendrez pas tout à fait.

Vos souvenirs familiaux y resteront à jamais. La bulle en question.

Dorénavant, vous saurez expliquer aux enfants la signification de musarder.

Je vous souhaite un excellent été.

 

Signé,

Maman Globe-trotteuse

ps-musarder: Perdre son temps à des riens (Le Robert).

Bébé Laëtie 7 semaines


Publié à 13:57, le 30/05/2013, dans POURQUOI PARTIR EN FAMILLE,
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Vivre à 5 sur un voilier: la Famille Pirate

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Martinique, Antilles

La Famille Globe-trotteuse entretient une précieuse amitié avec un clan extraordinaire. J'avais promis de vous le présenter.

En février dernier, nous sommes allés les saluer sur l’île colorée de la Martinique. Il s’agit de la Famille Pirate qui a largué les amarres depuis Grenade, en novembre 2012, pour naviguer doucement au cœur des Caraïbes et remonter tranquillement vers le nord.

La vue depuis notre chambre à la Dunette

Notre lieu de rencontre est la pointe sudiste de l'île soit le village typique de Sainte-Anne. Après un vol de moins de cinq heures avec Air Canada depuis Montréal, nous arrivons en fin d'après-midi à Fort-de-France. Descente vers le sud en taxi pour rejoindre l'hôtel La Dunette où nous logeons. L'endroit par excellence pour faire la fête dans ce coin de pays. Un emplacement génial: depuis notre chambre côté mer, nous avons une vue sur le bateau de nos amis, bien ancré dans la baie ! (photo ci-haut)

Nous profitons de nos retrouvailles, d'une durée d'une semaine, pour faire le point sur les derniers mois et permettre à la  marmaille de s'éclater sur la plage ! 

La Dunette, notre hôtel de Sainte-Anne

photo: L'hôtel La Dunette et son ponton sur mer

Quel bonheur: des retrouvailles pour les copains !

photo: Stan, Ella, Marie-Anna et Coco s'amusent sur la plage (Sainte-Anne)

 

Qui est la Famille Pirate ?

D’abord, Véro la maman de l’équipage est une aventurière au profil réservé. La fille tranquille aux grands projets ! Le genre qui a vécu dans un kibutz, étudié à Taiwan (appris la langue) et marié un Français. Il la fait voguer et lui mijote des vrais œufs à la coque accompagnés de mouillettes au beurre non salé (délicieux ! ajoute-elle).

Elle et moi avons fait drôlement bien connaissance en partageant notre paillasse au fond de la brousse béninoise, lors d’un mandat de coopération internationale en 1997. Le village frontalier (avec le Niger) de Malanville (ça ne s’invente pas un nom comme ça) nous accueillait pour des mois d’aventures rocambolesques. Dès l’annonce, à l’effet que cet endroit allait nous accueillir, nous étions estomaquées : il s'agit d'une région éloignée, même les Béninois consultés se montraient rébarbatifs à un séjour dans ce lieu. Le défi a été relevé, non sans peine. Nous avons découvert des villageois accueillants et vécu une expérience humaine unique.

Depuis ce temps, ma compréhension de l’expression « choc culturel » réfère à ce séjour particulier. Une amitié précieuse était née entre Véro et moi. Je ne suis pas surprise de la voir entreprendre une telle escapade avec sa p'tite famille !

Capitaine Nico Pirate, en charge de l’équipage, a défroqué l’armée pour suivre sa belle Québécoise et s’installer en Gaspésie quelques années avec elle (la mer, toujours la mer). Le temps de revenir en ville à Québec, il réussit à la convaincre de prendre le large.

Il est reeee-lax. Très.

M’assure qu’ils ne sont pas huluberlus de partir en mer à cinq, mais que leur périple est accessible à tous pour peu qu’on s’y attarde (Chéri s'emballe d'ailleurs après une jasette avec le Capitaine).

Leurs trois moussaillons Marie-Anna, 6 ans, Stan, 4 ans et bébé Jean-Félix, 4 mois au moment d’embarquer sont adorables. Nés pour une vie trépidante certainement. Les dés sont lancés...

Maman Globe-trotteuse saisit sa chance de satisfaire sa curiosité légendaire et interroge ses amis.

 

Comment on se prépare pour un périple en mer ?

L’idée doit "patauger" en nous quelques années. Puis, vient le moment de s’informer (lire des blogues, des livres ou vivre un week-end en mer pour se tester un peu) et voir comment d'autres familles ont pu se débrouiller. On se laisse peu à peu convaincre qu’on pourrait s’y faire...

coucher de soleil martiniquais

Il faut ensuite prendre des cours de navigation, acheter ou louer une embarcation (l’achat serait plus avantageux), dire « bye bye boss » et casser son cochon. Sans compter l'organisation scolaire et celle de la maisonnée (ex: location).

Les Caraïbes se révèlent une destination prisée des familles navigatrices. D'abord pour l'accessibilité, la diversité (une panoplie d'îles et plusieurs syles de vie du plus "high class" au plus modeste), la splendeur des paysages, entre autres. Pour les nord-américains, c'est une destination pas trop éloignée (réduction des coûts notamment au niveau des billets d'avion) et sécuritaire (par exemple en Martinique il y a un centre hospitalier universitaire).

 

 

Et l’école ?

Les cartables scolairesMarie-Anna est une élève dévouée en première année du primaire (système scolaire québécois). Véro, avec le soutien de l’école,  lui enseigne le matières.

Avant de quitter, le directeur a été rencontré et s'est montré ravi du projet. La professeure a préparé la matière à voir.

Véro m'explique qu'habituellement, en 2 heures maximum, la leçon du jour est révisée. Les devoirs sont envoyés via courriel (skype est utilisé au besoin). Les examens requis se feront au retour à la fin de l’année scolaire. Puis, il est toujours possible-et agréable de compter les coquillages, regarder de près les crabes, étoiles de mer, etc. pour pratiquer ses maths ou s'initer à la bio.

Qui dit mieux ?

photo ci-après: Ella, Marie-Anna et Coco constatent avec étonnement semble-t-il qu'une "vraie" étoile de mer ça bouge !!!!

 

On s’adapte à une vie familiale en mer ?

Oui.

La lessive à bord du voilierBien sûr, il y a eu des questionnements. Des peurs même. En pesant le pour et le contre toutefois, on vient rapidement à la conclusion que l'aventure sera un plus pour tout le monde.

Véro avoue d’emblée que la période d’adaptation à la nouvelle vie et la routine s’est échelonnée sur plusieurs semaines. On finit par développer des trucs.

La Famille Pirate, bien que très attirée par ce style de vie, n’avait pas une expérience notoire de la barre. Véro raconte que les premiers temps, elle se cognait partout. Il faut apprendre à se mouvoir sans perdre l’équilibre dans un espace restreint. Développer des façons de cuisiner sans faire trop de dégâts (tout doit être immobilisé), dormir avec les vagues, etc.

Bon, c’est vrai que le rhum a son utilité (je parle d'un exemple que j'ai pu constater disons...), pas vrai Capitaine Nico et son acolyte nommé Chéri ? Mais ce qui se passe en mer, reste en mer. Et puis, les marins savent recevoir, c'est connu. 

Il faut également respecter l’intimité de chacun. Si un membre de la famille se met l'intérieur du voilier: cuisinette et chambrette au fondtranquille à l’écart, il faut reconnaître ce besoin. Les enfants le font naturellement. Des livres & jeux sont à leur disposition. Le voilier possède deux chambrettes: une pour le couple, les enfants partagent l'autre et bébé a son coin au milieu de la cuisinette. 

De plus, certaines habitudes sont modifiées pour le bien de la planète : 30 litres d’eau douce sont consommées sur le voilier par jour pour l’ensemble des besoins (consommation, hygiène, cuisine, etc.).

La moyenne de consommation d’eau potable d’un Québécois est de 386 litres par jour* (ouch !) . Alors là, Bravo Famille Pirate ! Écolo en plus.

À chaque nouvelle destination, il faut s'approvisionner. Pour certains endroits tout est organisé pour les plaisanciers: des locaux arrivent dès le mouillage du voilier pour offrir un service tout-inclus (eau, lessive, gaz, etc.).

Par contre, Véro souligne que certaines îles plus modestes lui font penser à des villages africains. À ce moment, on vit davantage sur les réserves et...plus simplement.

Et la sécurité des enfants ?

C’est la grande question (avouez que vous avez eu des craintes chers lecteurs en imaginant une vie en mer avec vos marmots). Normal. Notre cerveau se fait aller lorsque nous ne connaissons pas un environnement et il peut s'emballer lorsqu'il s'agit de notre progéniture.

L'océan est un terreau fertile pour l'imaginaire collectif (et je ne fais même pas allusion au copain Jaws ici). On va attribuer des qualificatifs à cette famille: courageuse, téméraire, aventurière, etc. Bref, une troupe qui ose; ça fait certainement réagir. 

Les mouissaillons

Véro est rassurante: la trousse médicale est généreuse (mais n’a pas servie encore). Les règles sont claires: les enfants peuvent se promener sur le pont lorsque l’encre est jetée, mais avec la veste obligatoire (VFI). Aucun risque n’est pris. Il ne fait pas beau, on ne navigue pas. 

Maman Globe-trotteuse arrive à se détendre après quelques soirées sur le pont ! Je me disais que si une Mini Globe-trotteuse tombait à l'eau, elle avait sa VFI et les cris stridents du reste de la marmaille serviront d'alarme sans délai. Les filles ont droit à mon conseil pseudo-décontracté: "Bon, si jamais vous tombez à l'eau, c'est pareil qu'à la piscine: vous nagez !". Rien de tout ça est arrivé.

 

Qu’est-ce qui vous manque le plus ?

Rien.

Véro me regarde et continue sa réflexion.

Non. Rien, confirme-t-elle.

Par souci, nous avons apporté un renfort québécois: du sirop d'érable. Papa Pirate avoue que les crêpes furent accueillies avec une ovation en début de parcours. Il s'agissait d'une excellente façon de remonter le moral des troupes en temps d'adaptation (comprendre certaines traversées plus houleuses).

 

Quelques faits concernant leur périple en mer

-Bébé Jean-Félix 8 mois, a passé la moitié de sa vie en mer (un vieux loup de mer !)

-Moins c’est mieux. « Si c’était à refaire, j’amènerais moins de trucs dans les bagages » nous confirme la maman.

-La solidarité entre navigateurs est bien réelle. Vous ne serez jamais complètement seuls. Pendant une visite, des Québécois reconnaissent l’embarcation et saluent les nouveaux proprios. C’est un petit monde.

-Parole de Capitaine Nico : vous deviendrez vite familier avec les manœuvres et outils de navigation. Il ne faut pas se laisser impressionner par tout l’équipement.

-C’est contagieux ! Papa Globe-trotteur est prêt à se jeter à l’eau...

 

Très chers amis au pied marin et à l'âme voyageuse: vous avez toute notre admiration pour la réussite de ce projet et à voir vos bouilles, on a presque envie de se laisser convaincre de faire pareil (j’ai dis presque Chéri) !

Au grand bonheur de vous retrouver Famille Pirate.

Et vous chers lecteurs, sachez que l'aventure tire à sa fin et que le voilier l'Unique est à vendre.

À qui le rêve maintenant ?

 

Signé,

La Famille Globe-trotteuse version marine

* Source Équiterre

 

 

 


Publié à 23:42, le 15/05/2013, dans CARAIBES ANTILLES en famille, Martinique
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La Martinique en famille

  31 mars 2013

Petit clin d’œil concernant les derniers articles : Mais oui ! Mademoiselle la passagère clandestine est toujours à bord. Faut comprendre que naître antillaise n’a pas semblé l’impressionner. Même les soubresauts du Carnaval de l’île n’ont pas eu d’effets sur elle. Maman Globe-trotteuse est rentrée au pays sagement et a réussi à acheter un vrai billet d’avion (son 1er) pour la passagère clandestine à naître ! Donc, retenez qu’il est possible d'acheter un billet d'avion AVANT la naissance de bébé…(on doit simplement rappeler le transporteur pour confirmer le nom et la date de naissance). Génial !

Quelle sera sa première destination ? Alors là, continuez de suivre l’équipage de Air Famille chers voyageurs !

La Martinique en famille

J’en pince pour cette destination.

Nos amis, surnommés tendrement la Famille Pirate, (je vous les présente sous peu dans un article ultérieur) nous ont lancé, telle une bouée à la mer un : « Venez nous rejoindre » bien ressenti. Ils voguent d’îles en îles au niveau des Caraïbes depuis des pleines lunes maintenant. L’envie et la jalousie suscitées nous gardaient éveillées.

Il n’en fallait pas plus pour que la Famille Globe-trotteuse dépose ses huit petons en Martinique. N’importe quoi pour fuir quelques temps le blizzard hivernal (et mon manteau qui refuse maintenant d’attacher convenablement et surtout dépourvu de son chic le pauvre avec sa fermeture éclair éreintée).

L’île aux fleurs (Madinina)

La Martinique est un département français d’outre-mer. Elle a pour voisine la Dominique au nord (40 km) et Sainte-Lucie au sud (30 km). Bien qu’on y parle français, le créole, cette belle langue claquante et colorée est utilisée par la population.

A-t-on l’impression d’arriver en France côté continent-comme on dit ici ? Non. Ou si peu. Si comme nous, vous souhaitez ardemment une surprise exotique et vivre dans la créolité, l’île aux fleurs comme on la surnomme avec classe, est bien ce qu’il vous faut. Croiser ses habitants métissés est un réel plaisir. Les influences africaines, européennes, indiennes en font une destination singulière et culturelle. Exactement ce que nous souhaitions vivre.

Nous avons choisi un petit village sudiste (Sainte-Anne) à 40 km de l’aéroport où les Les vendeurs de glaces aux blagues irrésistibles !insulaires, bien qu’habitués de voir des touristes, offrent un accueil local, sans trop en rajouter. Ici, pas de vendeurs de pacotilles insistants.

Ce que l'on vend sur la plage du Marin (celle-là même où le Club Med s’est installé-tout au bout), ce sera des glaces maison aux parfums exquis : gingembre, coco, basilic, citron. Je courais derrière le chariot du sympathique couple qui fait de ce commerce délicieux, son gagne-pain quotidien.

Quelques clichés de la plage du Marin

La mer occupe une place importante au quotidien. Certains jeunes martiniquais avouent avoir l’impression de vivre en village vacances depuis toujours puisque personne ne loge à plus de 12 km de l’océan, et ce, où qu’il soit sur l’île.

La plage du Marin, Sainte-Anne

La plage du Marin, village de Sainte-Anne tout au sud de l'île.

 Quelques gouttes de pluie et voilà l'arc-en-ciel

 Quelques gouttes d'une pluie rafraîchissante offre un splendide arc-en-ciel

Éclatement de couleurs au marché de Sainte-Anne.

On se régale

Les spécialités créoles sont reines.

Ici pas question de spaghetti-boulettes; on a mangé que des mets locaux, car c’est ce qui est disponible.

On opte pour les acras (beignets aux crevettes ou à la morue), les fruits de mer, le poisson et le poulet boucané (cuit par la fumée).

Les épices sont enivrantes : anis, clou de girofle, cardamone, baie rose, badiane, curcuma, cumin, gingembre, coriandre.

Délicieux.

 

 

 

 

 

 Une tournée au sympathique marché local vous convaincra.

Très tôt le matin, les pêcheurs offrent leur fructueuse récolte au marché.

Une destination familiale ?

Oui, sans contredit. Les petits sont accueillis à bras ouverts. Il faut souvent batailler pour un menu enfants (rares), mais nous avons réglé le cas en partageant une assiette adulte entre les filles.

J’ajouterais que j’apprécie également le côté calme (hors Fort-de-France) et sécuritaire de cet endroit.

Il fait bon y vivre, ça se sent.

La plage omniprésente les amuse à tous moments.

 

Lecture recommandée : Le Routard Martinique, 2013.

Application gratuite pour smartphone : Bonjour Martinique

Monnaie : Euro.

Coût de la vie : élevé (16 % plus cher qu’en France métropolitaine).

Climat : tropical mais avec une ventilation appréciable.

 

Martinique: adoptée par Maman Globe-trotteuse !


Publié à 12:00, le 29/03/2013, dans CARAIBES ANTILLES en famille, Martinique
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Tankini blues

Ahhhhh. L’appel.

Prendre le large, lever les pattes, larguer les amarres, aller se faire voir ailleurs.

Déguerpir.

C’est bien actuel. Impossible à combattre.

J’ai des complices. Mes adorables copains qui forment un couple franco-canadien et leurs trois enfants dont un tout-petit dernier. Ils ont eu envie de déménager leurs pénates en pleine mer. Naviguer sur un voilier pendant des mois. Quel culot !

L’argument ultime (les rejoindre) pour quitter l'hiver québécois et ses congères. Et m’imaginer avec ma passagère clandestine dans la mer chaude. CHHHHAAAUUUDDEEE !

Un seul bémol voire une épreuve féminine pré-départ : le tankini.

Non, ce n’est pas l’appellation d’un nouveau drink (je me meurs de boire du ti-punch spécialité martiniquaise) que je devrais me contenter de humer seulement pour cause de bébé in abdomen.

Humer du rhum, c’est pas grave pour le développement, hein ?

OK, je vous en reparle si ça me fait de l’effet….

J’ai beau être dans ma splendeur de courbes féminines (c’est vous qui tenté de me convaincre ! perso, je ne suis pas du tout de cet avis), il traîne au fond de moi l’orgueil d’une fille qui se rappelle avoir porté le pantalon SANS panneau. À 7 mois de grossesse, je file en Martinique (je vous reviens en détails, promis).

MAIS.

Il me faut un maillot de bain.

Après des déceptions à la chaîne dans les boutiques de maternité et un mal de cœur qui se pointe, je dégote un zeste de courage et franchis l’entrée d’une boutique de bikinis avec des sirènes blondes en vitrine (et plein de courbes na-tu-rel-les hein ? spécialement la poitrine). Jalousie.

-Madame, puis-je vous aider ? me dit la plantureuse donzelle de 22 ans (l’âge où on pense qu’on est ordinaire, mais qu’on fait baver d’envie tout ce qui respire).Re-jalousie.

Nooon, elle ne va pas m’appeler madame en plus ! (fin du zeste de courage)

J’ai beau avoir fait les boutiques spécialisées, à part avoir le goût de couler en eau profonde (pour ne pas qu’on voit ce maillot), je redoute la réalisation de mon look maman-qui-veut-faire-branchée. Je ne râle pas pour rien, je veux juste un truc qui me ressemble « en temps normal » et que je n’aurais pas l’impression d’avoir emprunté à ma mère (s’cuse maman). Bien loin de la bomba.

Je supplie la déesse de 22 ans de ne pas me laisse tomber, car elle m’assure qu’ils n’ont rien pour les femmes enceintes.

-« Il doit bien y avoir des modèles qui vont me cacher un peu le ventre ? »

« Tankini » me dit-elle sceptique.

Elle propose différents modèles. Je lui demande poliment d’abandonner illico les motifs aux couleurs des tropiques (lire grosses fleurs ringardes). Et le maillot couche culotte.

Nous optons pour les rayures.

Et une sortie de bain (j’en prends deux finalement).

Voilà Maman Globe-trotteuse prête à reprendre du service ! À moi l’air chaud du tarmac de Fort-de-France.

Devinez quoi ? Requinquée, je poursuis mon périple chez mon nouveau coiffeur Florian, français d’origine. Il me cale dans sa chaise de cuir capitonné d’un salon en vogue de Québec. Je veux une nouvelle tête pour mon voyage rien d'inclus au soleil (comprendre : une chevelure cool pour me venger de ne pas pouvoir m’acheter les vêtements que je veux).

-Super, tu vas où ?

Martinique.

WOOOOOOOOOOOOooooooooooooooW. J’y ai habité durant 10 ans.

C’est pas vrai. J’avais quoi ? Une chance sur un million de tomber sur le coiffeur-spécialiste-Martinique qui profitera du shampooing-couleur-coupe-mise en plis pour me livrer tous ses secrets. Génial. Nous devenons inséparables.

Je repars motivée, les cheveux au vent (malgré le facteur éolien résultant en du -38 degrés celcius). Des noms de restos à ne pas manquer (celui de son oncle), des plages secrètes à découvrir et le sentiment que ma destination répondra à mes attentes.

C’est reparti mon kiki.

Signé,

Maman Globe-trotteuse


Publié à 03:51, le 31/01/2013, dans CARAIBES ANTILLES en famille, Martinique
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Fremantle (Australie) : les adresses coup de cœur !

La Famille Globe-trotteuse est rentrée depuis peu après avoir quitté l'Australie où elle séjournait depuis 2 mois. Un arrêt sur Bali, histoire de boucler la boucle d'une aventure balinaise de 4 mois. Puis, s'est enchaînée l'épopée pour une traversée aérienne du globe-terrestre et un retour en sol canadien dans le confort d'une maison bleue.
Histoire de ne rien louper, on s'apprête à partager les articles sur les dernières semaines.
Merci encore d'être avec nous.
FREO, les adresses coup de coeur
C’est ce qui est merveilleux avec le slow travel; on prend le temps de découvrir et participer à l’ambiance locale. Voici nos adresses fétiches que l'on revisite avec joie sur Fremantle (banlieue de Perth, Australie occidentale).
Faites-nous part de ce qui vous inspire...
 
L’incontournable : SweetLips 
So british, ne manquez pas de déguster un fish & chips calorique Remarquex les 2 poissons qui forment les lèvres !avec vue sur la mer ! Faites gaffe aux mouettes qui vous harcèleront (résistez).
Le Sweetlips (on adore le logo original, vous avez remarqué ?) a gagné le prix du meilleur plat du genre selon le Western Australia Food Guide 2011. On vous assure que c'est satisfaction garantie ou argent remis.
Un conseil:Vue sur la mer depuis la terrasse du Sweet Lips Continuez votre promenade vers la plage à vingt pas…histoire d’aider à la digestion...  
 
SweetLips, Unit 8/47,
Unit 8 /47, Mews road
Fremantle (bord de la mer-face à la Grande roue)
* Notez que dans le coin, le choix ne manque pas en matière de restauration axée sur les fruits de mer.
 
Bon appétit !
 
 
  
Le classique : Gino’s

Gino's Freo, WARoi de la rue principale, nommée merveilleusement la Cappuccino Strip, le Gino’s est l’adresse la plus notoire de Freo.

Et pour cause, il est le point de rencontre de tous : autant les touristes d’un jour que les habitants de toujours. 
On y va pour l’ambiance, bien que la cuisine soit honnête mais sans prétention.
Un café avec tout ce qu'on aime ! 
 
Gino's c'est Freo clame la publicité ! 5 South terrace, Freo.
 
 
 
 
 
 
 
                                               Enjoy !
                                                              
 
 
Le resto branché : SOHO kitchen
Le SOHO est reconnu pour ses pizzas !
On vient de loin pour mordre dans une pointe. On y a fêté la fête des mamans. Bien aimé leur burger végétarien et l'emplacement au coeur de la Cappuccino Strip (rue principale).
 
Le café grano: Juicy Beetroot
Difficile à attraper dû à la fermeture en soirée (10:00-16:00) et à son emplacement quasi secret, le Juicy Beetroot m’a été recommandé chaleureusement par Chloé, une photographe suisse qui vit partout sur la planète. Merci Chloé.
Les salades & burgers végétariens remplissent bien la mission que s’est donné ce café : offrir une nourriture savoureuse et santé. De plus, les proprios sont tout ce qu’il y a de plus sympa ! Desserts décadents sans culpabilité.
 132, High street (au centre-ville), Fremantle.
 
 
 
 
 
 
La boutique enchantée: The Pickled Fairy & Other Myths
Les Mini Globe trotteuses avec une Freo regorge d’endroits style places de village où regorgent des boutiques plus originales les unes que les autres.

L'une d’entre elles est tenue par des fées aux pouvoirs magiques (nul besoin de préciser !). Sur demande, elles vous envoûtent en déposant de la poussière de fée sur vos cheveux ! On s’y arrête à tous coups, car il s'agit de l'adresse de prédilection des Mini Globe-trotteuses. 

Et entre vous et moi, j'adore ces gens originaux qui décident un jour d'ouvrir une boutique qui n'existe nul part ailleurs !

J'aimerais bien voir la tête du banquier lorsqu'on se présente pour obtenir un prêt pour l'ouverture d'une boutique spécialisée dans la poudre de perlimpinpin !

C'est top !

 

La boutique Didgeridoo breath

Le didgeridoo fait parti de la culture aborigène australienne (on dit "didg").

Chéri est fasciné par cet instrument unique qui sert à communiquer du plus fin fond de l'Outback. Un son puissant.

Il a donc suivi des cours pour manier le "didg". Et je vous l'affirme, il aura besoin de nombreuses heures de pratique...

Vous aussi en avez envie ? Commandez un CD d'introduction en ligne. Vous verrez, ça défoule ! (on est crevés après une séance).

Creusé à la main au coeur d'un eucalyptus qui a rendu l'âme, chaque pièce est unique et vaut entre 250$ et 1200$ selon les dessins et détails. Livraison outre-mer.

La boutique Didgeridoo Breath

6 Market street, Fremantle

 

Vous voulez en savoir plus, sur les meilleures adresses de Freo, voici celles répertoriées par le Lonely Planet.

Signé,

Maman Globe-trotteuse et les siens

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Publié à 05:57, le 13/07/2012, dans OCEANIE en famille, Australie
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Une frousse australienne nommée cyclone

 Fremantle, Australie Occidentale

13 juin 2012

Fremantle a de chouettes plages dont la plus populaire, South Beach, est fréquentée par les surfeurs: une vraie religion !

D'ailleurs, les piscines sont rarissimes par ici; à quoi bon patauger dans un bassin lorsqu'on a accès à la Dame bleue ?

Chaque soir d'été, après le boulot, les gens du coin se dirigent vers la plage, histoire de faire courir le chien, les enfants ou simplement pour relaxer.

 Actuellement, c'est l'hiver qui s'installe...

Ce matin, l'eau était particulièrement agitée et d'une couleur turquoise que nous ne lui connaissions pas; "Tiens, on devrait aller faire un tour !" nous lance un Chéri téméraire.

Nous voilà à marcher au bord de la mer déchaînée lorsque la pluie, le ciel gris et le vent glacial se mettent de la partie...

À regrets, nous décidons plutôt de nous diriger vers le supermarché. C'est en faisant la file à la caisse enregistreuse que nous avons eu la puce à l'oreille...

-"Vous êtes Marseillais ?" nous demande un client décidément francophone.

-"Non, du Québec (Dites, on roule nos R ou quoi ?)".

-"Ce soir, on va y goûter avec l'annonce du cyclone ! C'est déjà commencé chez moi, je n'ai plus de clôture !" s'exclame-t-il, nous laissant béats et surtout intrigués.En bons touristes, on suit peu les infos.

De retour à la maison en soirée, le vent s'est levé.

My God. On a compris.

La moitié de l'appart est vitré. Donc, la moitié de l'appart tremble ! (* hé, en tant que Québécois; pas facile à impressionner en matière de tempête tout de même).

Vers 22 hres, Chéri qui travaille avec son ordinateur à la cuisine demande du renfort; les fenêtres adjacentes à la table de cuisine ne suffisent plus à la demande, l'eau éclabousse partout...

Idem pour le salon dont la moquette envoie des SOS.

Mes copines australiennes envoient des messages de détresse via les médias sociaux. Elles sont horrifiées.

Le souffle du vent est si fort qu'on ne s'entend même plus parler. Sans compter que ce n'est pas chaud !

Les filles se réveillent inquiètes et tentent de rassurer leur maman ( je sais ce devrait être l'inverse, mais bon...). 

Puis, quelques boursouflures apparaissent au plafond signe d'une accumulation intense d'eau.

Le plafond de plâtre laisse tomber des grenailles. Ça craque de partout.

"T'as peur ?" demande le mec de la maison.

"Écoute, c'est évident; les fenêtres ne tiendront jamais le coup !" répond une maman Globe-trotteuse qui se rappelle justement avoir une maison bleue solide à quelque part l'autre côté du globe.

"On fait quoi ?" que j'ajoute ? "On a même pas le téléphone".

"Bien. Rien. C'est drôle".

.... !! ??

Bon, je ne vais pas commencer à vous entretenir des relations hommes-femmes, mais sachez bien qu'en voyage, lors de situations que nous qualifierons de "différentes", vous découvrirez qu'on n'a pas tout à fait la même perception des évènements.

Résultat: la Famille Globe-trotteuse n'a pas dormie de la nuit. Quitte pour une bonne frousse (ceci exclut Chéri, je précise).

Le lendemain, les médias confirmaient que le cyclone s'élançait jusqu'à 140 km/h.

Certains commerces ou établissements publics sont demeurés fermés, des milliers de gens n'avaient pas d'électricité, les camions municipaux s'affairaient à ramasser les pauvres branches d'eucalyptus plaquées au sol.

Et ?

Le vitrier s'affairait à changer quelques vitres de notre immeuble.

 Je te l'avais dis ! m'exclamais-je !!

 Des anecdotes vous dites ?

 Signé,

 Maman Globe-trotteuse

PS- Toutes les photos datent de la journée du cyclone. Le crédit n'est pas de moi, mais de nombreux internautes.


Publié à 05:11, le 13/06/2012, dans OCEANIE en famille, Australie
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Ça sent bon la campagne australienne !

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York, Avon Valley, Australie Occidentale

10 juin 2012, 16 degrés

Le temps hivernal australien nous a donné envie d'une balade à la campagne pour voir le bush !

Chéri (qui s'ennuie ferme de son 4X4) rêvait de conduire (la voiture louée !) à travers la campagne "rouge" australienne.

Nous voilà partis en road trip vers Avon Valley à environ une heure trente de Perth à l'intérieur du pays. Un patchwork de paysages défile: des moutons qui broutent dans les champs, de nombreux parcs nationaux où s'arrêter pour se balader dans le bush. Les villages se situent environ à 30 minutes de route les uns des autres. Ah oui ! c'est vrai, les panneaux de signalisation: les kangourous ne sont jamais bien loin...

D'abord, l'authenticité. Ici, le côté verni de la ville est loin derrière. Place à la simplicité, aux marchés du week end où les dames cuisinent des scones et de la confiture de prunes. Pittoresque.

York: le charme d'antan

Établi en 1831, ce village a bien conservé son patrimoine culturel :sa rue principale en témoignage. Cafés & boutiques accueillent les locaux et les touristes présents pour la journée. Au coeur de la vie villageoise, un élégant bâtiment accueille un kiosque d'information touristique où Tamara vous renseignera sur les meilleures adresses de son patelin.

Le côté tranquille australien ; à 15:00 (un samedi) tous mettent la clé dans leurs commerces. Le village s'éteint pour la nuit.

York centre-ville

Ici, le centre-ville de York.

Une maison typique du centre-ville et en premier plan: des roses odorantes !

Une maison typique et en avant-plan ; des roses odorantes. Hummmm...

 

Un lieu de culte.

Jolie boutique du village de York

La bonbonnerie: élue must to see à l'unanimité du côté des cinq ans et moins.

Nous sommes charmés par la beauté du paysage; on dirait que les majestueux eucalyptus sont luminescents. Le contraste de la terre rouge et de la blancheur de l'écorce des arbres est époustouflant !

Les filles exigent que les fenêtres demeurent baissées " pour que ça sente le koala !". La profonde odeur d'eucalyptus est partout mélangée à l'air frais. On a qu'une envie: respirer à plein poumons !

 

 York Olive Oil Compagnie

Une trouvaille absolument délicieuse: Monsieur Arnaud, français d'origine, s'occupe minutieusement de son oliveraie. Il fait tout à la main accompagné de sa partenaire d'affaires sud africaine. "C'est notre secret, nous veillons sur tout !". Il ne compte point ses heures, mais vu la saison hivernale actuellement, il prend le temps de discuter avec les touristes lors de l'ouverture de sa boutique les week-ends.

Le climat favorable de la Avon vallée produit des olives juteuses à souhait. Son épouse belge met la main à la pâte pour fignoler les doux chocolats. Divin. "Ici, ils sont subjugués, de tels chocolats sont difficiles à trouver".

"Quitter pour l'Australie est la meilleure décision de ma vie confirme-t-il 30 ans plus tard".

Facile à comprendre.

L'intérieur de la boutique, située dans l'oliveraie.

Signé,

Maman Globe-trotteuse


Publié à 05:40, le 10/06/2012, dans OCEANIE en famille, Australie
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Histoires de kangourous

La Famille Globe-trotteuse est actuellement en Australie Occidentale et vous partage ce coin du monde isolé et impressionnant. Notre page Facebook ici

 
Histoires de kangourous 
Mai 2012, 21 degrés
Perth, Australie Occidentale
La culture aborigène est fascinante.
À Perth, on la croise à tous instants notamment dans les boutiques de souvenirs Boomerang aborigènestouristiques. Des boomerangs aux couleurs d'eau et de feu (qui servent pour la chasse).
Des peintures où s’éclatent le bleu, le jaune, l'ocre. Des didgeridoos (instruments de musique) égayés d’animaux roux, bruns, terre. Des teintes chaudes comme le soleil ardent en plein été australien.
Le Kuditje cafe
Après quelques recherches, je déniche un café aborigène dans le quartier Northbridge; une agglomération de Perth aux accents bohème qui recèle de Coco nous montre les différentes parties qui constituent le kangourou: que nous goûterons !routards, d'étudiants et d’organismes communautaires.
Un vrai quartier, quoi.
L’endroit est bon marché (lire enfin des prix qui ne nous font pas sursauter !).
Il s’agit d’un plateau de travail pour les aborigènes qui souhaitent bosser dans le milieu touristique.
Ravis d’encourager les ambitions de ces gens, nous prenons le lunch avant de visiter le Western Australian Museum situé à deux pas.
 

Croquer ou ne pas croquer ?

 

Le Cafe Kuditje fait la promotion de la culture aborigène. Les filles se voient offrir par une dame un tableau avec des expressions Noongar. Une langue difficile à maîtriser.
On découvre les vertus des différentes baies et fruits de la nature environnante. Au menu, des viandes traditionnelles mangées dans le bush australien. Les plus populaires et savoureuses, le kangourou et l’émeu (le crocodile a été retiré de la carte faute d’adeptes).
Chéri commande un ragoût de kangourous. Je m'en tiens au traditionnel (sandwichs aux oeufs, désolé de vous décevoir).
Comment expliquer à ses enfants qu’on va manger Skippy ?
-« Allez, goûte ! » me suggère-t-il.
Je m'éxécute. Pas mal.
À Rome, on fait comme les Romains (ce sont les mots de mon amie Ruth pour répondre à ma dichotomie intérieure).
Tendre, délicieuse, je comprends les fanas de cette chair qui se laisse dévorer.
Riche en protéines (plus que le bœuf) et pauvre en matières grasses, la Fondation des maladies du cœur lui décerne le titre de viande de choix.
Elle est appréciée particulièrement dans le bush australien, reconnu pour sa chaleur torride, car la chair se mastique aisément avec peu de salive (denrée rare à 45 degrés celcius).
Une expérience pour le palais et l’imaginaire (avouons-le).
À la rencontre de l’icône nationale
Vive les kangourous !Qui dit Australie dit Kangourous (et pas seulement pour le dîner) !
En route pour le Caversham Wildlife Park.
À un jet de pierre de Perth, (facilement rejoint en transport en commun), on peut se balader parmi les animaux. Nous arrivons dans un paysage plus outback : sec, sablonneux, arbres épineux.
Le bus nous dépose à l’entrée de l’immense parc national où un joyeux gaillard à la chemise kaki vient nous prendre en nous demandant de ne pas refermer les portes de la camionnette : il s’amuse à le faire en appuyant fermement sur l’accélérateur et créer une poussée assez forte pour que les panneaux coulissants se referment d’eux-mêmes.
Pas de doutes, on est bien dans le bush.
« See ya ! » nous lance-t-il avec l’accent typique. Une adaptation continuelle pour l’oreille.
Nous avons un seul bu en tête : caresser les plus adorables des bêtes sauvagesCoco parmi les siens on dirait bien... de ce continent mythique (pour chasser notre honte de les croquer !).
Coco a grandi parmi ces animaux, sa chambre est peinte de koalas et de kangourous.
Imaginez son bonheur lorsqu’on lui annonce qu’elle va les toucher comme elle le fait avec ses nombreuses peluches à la maison.
Des amis qui ne vous font pas faux bond !
Après quelques indications sommaires : « Ne touchez pas les bébés dans la poche des mamans », nous pénétrons au coeur du hâvre des kangourous.
Je nourris les kangourous..jusque là tout va bien !Ils sont couchés en plein soleil ou à la fraîcheur. Nous les nourrissons et découvrons rapidement les plus gourmands.
Coco se donne une mission : nourrir les petits «… les gros ont trop mangé ! » croit-elle.
Leur fourrure est douce, épaisse. Leurs paupières donnent l’impression qu’ils se réveillent et ont un air enbrumé. Pas nerveux du tout les copains.
C’est trop drôle de voir sortir de la poche de maman kangourou, une patouille ou une tête de bébé.
Puis, tout à coup, je sens une patte qui m’empoigne fermement et…une morsure dans monOuf..ici ça se complexifie, le Gros veut sa ration et prend tous les moyens dont une croquée de moi ! Ouch dos !
-« Aïïïe ! le gros, il m’a croqué ! »
Vous aussi vous croyez ?
Il a vengé son frère réduit en ragoût.
La nature australienne est puissante.
 
Signé,
Maman Globe-trotteuse version Crocodile Mummy

 

Un bébé kangourou bien au chaud !

Les Mini Globe-trotteuses dans le bush australien

 


Publié à 06:19, le 17/05/2012, dans OCEANIE en famille, Australie
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L'Australie: un cadeau bien emballé

Perth, Australie occidentale (WA)

22 degrés (c'est l'automne dans l'hémisphère sud)

9 mai 2012

 

J'avais de la pression !

Chéri réclamait un 40ème anniversaire décadent !

J'ai donc joué toutes mes cartes et optée pour une valeur sûre : l'Australie. Le reste est une histoire connue avec ce populaire concours où il fallait deviner la destination mystérieuse ! (On a eu du plaisir ! merci encore).

Nous voilà donc devant le tableau des départs: Bangkok, Kuala Lumpur, Hong Kong, Singapour et Perth !

Chéri n'a pas deviné, car bien que nous avions déjà envisagé l'Australie, le coût des billets nous décourageait (la touristique Gold Coast). Pourtant, depuis Denpasar (Bali) la côte occidentale est abordable; mais moins connu. 3 petites heures et demie d'avion et nous sommes heureux de fouler le tarmac de cette contrée mère de Crocodile Dundee.

PERTH : le charme urbain

1.6 millions d'Australiens occupent cette magnifique ville qualifiée de capitale la plus isolée au monde ! Plus proche de Jakarta (Indonésie) que de Sydney ou Brisbane, Perth tient le phare seule à l'ouest de ce pays immense, sur les abords de l'Océan Indien.

On qualifie ses habitants de "vrais australiens". La culture est préservée vue le côté isolé du territoire.

 

Perth by night !

Vue de Perth depuis le King's Park

Nous avons opté pour la location d'un appartement puisque nous séjournons une semaine sur Perth-secteur South Perth (merci Danielle pour la référence au site stayz.com.au) avant de poursuivre vers Fremantle au sud.

Le logement choisi est minimaliste (mais pas le prix !), nous rigolons parce qu'il nous rappelle nos apparts étudiants. Pouvoir cuisiner s'avère une excellente option: après une journée à visiter, les filles sont ravies de rentrer à la maison.

Le coût de la vie est élevé. La nourriture (même au supermarché) est onéreuse, nous privilégions les repas cuisinés au détriment des restos Par exemple: un café coûte 4.50$ et un muffin 4.50$. La facture éclate à 35$AUD pour 4 boissons & 4 pâtisseries pour un simple arrêt dans un café. Il faut chercher les aubaines: il y en a ! Seulement, nous avons besoin d'un peu d'ajustement pour notre bourse habituée au tarif indonésien.

Chaque matin, nous prenons le traversier (10 minutes) pour atteindre le centre-Le port de South Perth desservi par le traversierville et rejoindre les attractions.

Les enfants apprécient les salutations du Capitaine. 

Les transports (traversier, bus, train) en commun sont accesssibles et certains gratuits (3 lignes de bus: bleu, rouge, jaune nommées CAT).

Take it easy

Nous avons un certain choc à réaliser à quel point ils sont grands (nous vivons en Asie depuis décembre où acheter un t-shirt XXL est un vrai défi). Chéri (6 pieds 2) se sent de nouveau chez lui ! Un peuple en forme, beau, discret. Ambiance décontractée. Tout à fait plaisant.

 Centre-ville de Perth, Australie Occidentale

Le centre-ville m'épate non seulement par son intéressant mélange architectural, mais par la qualité et l'originalité de ses magasins. Le pays a de nombreuses marques de vêtements ou autres produits maison. Quel bonheur de ne pas voir toujours les mêmes marques américaines. Pas même un Strabuck's en vue, mais des chaînes australiennes de café telles Dome ou Coffee Shop. L'inscription "Conçu et produit en Australie" est un signe de fierté ! On achète.

Vu la température, comment dire, fraîche (20 degrés avec un peu de pluie), on doit opter pour s'acheter des vêtements. Nos valises contiennent des fringues légères (bon, j'avoue qu'après tout ce temps au "chaud/très chaud/trop chaud/j'en peux plus", je me disais que se rafraîchir les idées allait nous faire le plus grand bien (tu as vu juste Ruth !). C'est exact. Mais on se les gèlent (les oreilles pas les...).

On croise régulièrement, les locaux avec tuques, manteaux et tout cela agrémentés de sandales tongues ou...de bottes typiques australiennes.

Et voilà ! Nous en adoptons chacun une paire (ceci exclut Chéri évidemment).

Vous les reconnaissez ?

Leur allure bizarre, Achats de informe: elles cartonnent chez les vedettes.

Ce sont les bottes UGG.

Quelle douce sensation que d'enfouir ses petits petons nus (oui, elles se portent sans bas) dans la pure laine merino ! 

Les propriétés de cette laine vous gardent au chaud OU au frais en évacuant l'humidité. Ça explique pourquoi l'on croise des gens qui les portent à une température où nous, famille Globe-trotteuse d'origine nordique allons nous baigner !

Conçues par des surfeurs qui souhaitaient se garder les pieds au chaud entre deux trempettes dans l'océan.

Incroyable, elles font parler d'elles: une école les a interdites parce que les ados y planquaient leurs portables !

Vous croyez qu'on exagère un peu le style en ajoutant les chapeaux de chasseurs de crocos ?

À bientôt,

Signé,

Maman Globe-trotteuse version Crocodile Dundee

 Maman Globe-trotteuse Crocodile Dundee et ses Mini Globe-trotteuses


Publié à 06:52, le 9/05/2012, dans OCEANIE en famille, Australie
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Welcome to the jungle: Sumatra Nord

Suite du trek dans la jungle de Sumatra (Indonésie) en mars 2012.

 

Welcome to the jungle

Fébriles, nous nous enfonçons dans la jungle avec nos 2 guides dont Poli du SOS Maman orang-outan et son petit d'environ 3 ans et demi, Sumatra, IndonésieSumatran orangutan society, un de ses acolytes et 2 ranger.
Leur rôle est primordial : Colin a un couteau long comme ça (!) et Dharma joue le rôle de celui qui met de l’ambiance en racontant les histoires de python et de tigres dont Chéri ne se lasse pas.
 
Tous deux sont originaires de la région et sont tombés dans la jungle quand ils étaient petits pour reprendre l'expression familière. Ils en raffolent et travaillent constamment à la sauvegarder.
Très conscients des méfaits des plantations des arbres de palme (palm oil), ils dénoncent les atrocités que peuvent engendrer des méga-plantations de la sorte. Les singes sont comme leurs frères & soeurs.Ils prennent donc leur défense becs et ongles !

Au campement que l'on doit rejoindre dans 7 à 8 heures de trek, nous attend un cuisinier et le matériel de camping version sommaire.

 « Tu n’as pas peur pour tes bras ? » me dit Dharma qui est vêtu de longs et de chaussures fermées. Il jette un regard inquiètant sur mes manches courtes.
J’étrenne mes sandales achetées pour l’occasion en Malaisie et je n’ai qu’un short. Tout de suite, je me demande ce que j’ai bien pu penser de ne pas mieux me protéger de toute cette vie grouillante.
Vais-je m’attirer des ennuis ?

La bande-annonce que ma mémoire ne peut oublier !

Et c’est déjà à ce moment que je me mets à penser à Anaconda (cliquez pour revoir la bande-annonce de 2 minutes).
Effrayant.

La Jungle ! les couleurs plus pâles sont l'effet de l'humidité (évaporation).Vous savez ce mauvais film d’épouvante qui se déroule en jungle ? 

L’intrigue concerne un immense serpent qui vient manger un à un, la troupe qui s’enfonce dans la jungle.

La scène où le mec a plein de sangsues dans le dos.
 !!!!
Bon, je sais, c’est con.
Mais je vous jure que lorsqu’on s’enfonce dans le ventre de cette dense forêt, c’est à ça qu’on pense.

 Rencontres de jungle

Par chance, Mère Nature s’efforce de semer la quiétude dans sa chaumière, ici Thomas leaf monkeynommée rainforest.
J’ai tôt fait de développer une technique très efficace qu’il me fait plaisir de vous partager : chaque fois que je sens un truc monter sur mes jambes et bien j’écrase la bestiole non-identifiée avec l’autre jambe ET (super important) je ne regarde jamais ce que c’est exactement.
Vous dis, super efficace !
Parce qu'ici les fourmis sont grosses comme un pouce ! Et je ne vous parle pas du reste (les milles-pattes ont des millions de pattes !).

Trève de plaisanterie, nous voilà à marcher depuis plusieurs heures. La jungle est abrupte ici sur des milliers de kilomètres, les montagnes nous entourent. Les jambes sont fatiguées et tressautent. Une chance que j'ai un peu d'orgueil mal placé, car avec ma gang de gars je dois suivre la foulée !

On fait un stop restauration. Incroyable, Colin sort de son sac à dos un nasi goreng (riz & œufs frits et des fruits). Une tortue terrestre se pointe le bout du nez convaincue de l'opportunité !

 Nous serons récompensés de nos efforts en ayant le privilège de rencontrer des orang-outans, des thomas leaf monkeys (on dirait une peluche), singes gibbons, macaques, etc. Sans compter les oiseaux plus colorés les uns que les autres.

Je m'attends presque à rencontrer Mowgli au détour d'un gigantesque arbre.

Rencontres au sommet

Savamment perchées, les femelles orange nous regardent. Très curieuses, on jurerait qu’elles ont envie de communiquer.

Incroyable ! Cette femelle se laisse approcher aussi curieuse de moi que moi d'elle !

Je ne vais pas faire preuve d’anthropomorphisme (attribuer des sentiments humaines aux animaux), mais cette guenon est sociable ! Elle me toise de haut en bas. J'espère que je n'ai rien qui cloche.

Puis, la voilà qui vient me saluer de plus près...puisque le règlement du Gunung Leuser national Park interdit d'être à moins de 7 mètres des animaux (afin de ne rien leur transmettre), je dois vite me déplacer et mettre fin à ma séance photos...

 Elle descend ouf ! je dois y aller moi...

Nous les observons longuement. Fascinés. Sans mots pour décrire les émotions fortes que nous vivons. Privilégiés, voilà ce que nous sommes. Quelle chance !

Je saisis un moment tendre entre la maman et son bébé qui boit...

Maman qui allaite ! Quelle chance...

Un proverbe affirme que lorsqu’un orang-outan nous regarde dans les yeux, notre vision de la vie est changée. Je peux confirmer que le sentiment est spécial. Ce n'est pas par hasard que "orang-outan" signifie "personne de la forêt".
Cet animal très intelligent qui se sert d’outils (bâtons, etc.) pour se nourrir et qui peut apprendre la langage signé humain a des facultés insoupçonnées.
Pourtant, la science n’explique toujours pas pourquoi les orang-outans ne parlent pas et ne nagent pas (entre les branches au village, on affirme qu'ils sont capables de tout, mais que c'est parce qu'ils ne veulent pas aller travailler !).
J'aime sa bouille à celui-là !
Ces singes peuvent vivre 45 ans en liberté. La maman allaitera durant 3 années et prendra soin de son petit pour au moins 9-10 ans avant de le laisser un peu seul. Ils ne vivent pas en grand groupe.
De plus, le kidnapping de bébés entre eux est un fait ! Certaines femelles dominantes qui n’arrivent pas à enfanter peuvent carrément prendre celui d’une autre femelle.
Les orang-outans vivent en petit groupe. Ici, une femelle et deux petits (un seul à elle).
Ils sont habituellement doux et peu agressifs. La cime des arbres accueillent leur nouveau nid qu’ils se construisent chaque soir.
Camp de base 5 milliards d’étoiles !
Arrivés au camp, nous n’en croyons pas nos yeux : le cuisinier accroupi sous une bâche dans sa cuisine style pierre à feu, nous sert une nourriture indonésienne délicieuse (tofu, tempeh, riz, pommes de terre).
Campement au milieu d ela jungle de Sumatra nord
Colin prépare une pause bien méritée !
Au bord de la rivière, Chéri partage les anecdotes (que je n’aime mieux pas entendre !) avec les rangers sur les occupants de la forêt.
Tout à coup, en pleine nuit, ils voient passer dans la lumière lunaire un mec qui descend le courant. Il a sûrement besoin d’aide ?
Non. Il pêche ! Comme ça, en pleine noirceur dans la rivière aux confins de la jungle (Suis certaine qu’il n’a jamais vu Anaconda,lui !).
Nous nous endormons complètement crevés, après un bain dans les eaux vives tropicales.
Grandiose.
Retour à Bukit-Lawang
Le levée du soleil nous fait découvrir des dizaines de copains: sortie en bande, les macaques sont au rendez-vous ! Ils grignotent le moindre grain de riz et fouillent dans tout ce qu'ils peuvent trouver. Chipeurs !
Nous quitterons la forêt tropicale en jungle taxi !
Il s’agit de chambre à air regroupées ensemble à l’aide de cordes, tout le monde embarque et hop ! à l’eau pour une longue descente en raft ! Peu rassurée au début, on ne veut plus s’arrêter ! Les majestueux arbres centenaires nous donnent l’impression de nous enlacer de leurs lianes solides.
On hurle et chante tout le long de la descente.
La joie des survivants.
La jungle de Sumatra est accueillante, chaleureuse pour quiconque sait faire confiance à Dame Nature tropicale.
Je vous redonne la chance de revoir la bande-annonce du film d’animation Born into the wild (cliquez sur le titre).Un pur bonheur ! Durée: 2 minutes.

 

Safari dans la jungle de Sumatra-coché

 Signé,

 Maman Globe-trotteuse
 

Publié à 15:49, le 8/05/2012, dans ASIE en famille, Sumatra Ouest
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Tarzan & Jane Globe-trotteurs dans la jungle de Sumatra

 

Merci et continuer de participer à notre concours jusqu'au 3 mai.
On s’amuse ferme d'ici là et la devinette va bon train !  
 
Mars 2012
Jungle de l’île de Sumatra Nord, Indonésie
Tarzan & Jane Globe-trotteurs 
 
Je vous mets d’entrée de jeu dans le secret des Dieux.
La jungle de Sumatra Nord fût l’hôte de notre voyage de noces.
Mariés, sans crier gare, il y a plus d’un an aux Bahamas, nous n’avions jamais officialisé la traditionnelle épopée qui doit suivre la cérémonie et sceller l’union via un voyage « ça passe ou ça casse ! ». Voilà l’occasion taillée sur mesure pour des souvenirs anecdotiques tel que souhaité.
Notre sympathique Néné (grand-maman en bahasa indonesia) ayant traversée la planète pour rejoindre la famille Globe-trotteuse; quoi de plus naturel que de lui fausser compagnie ?
Je veux dire, lui donner la possibilité d’offrir des tonnes de glaces choco et laisser sauter sur le lit ses petites adorées, sans remords ! Toutes trois affichent un sourire béat à la pensée que la voie sera libre.
-« Vous quittez pour aller voir la maman de Bagus ? » demande Coco, dont Présentation de Stef & Bagus, les orang-outans de la maison !l’orang-outan en peluche est baptisé du nom de son resto favori Pizza Bagus (signifie « bon » en bahasa indonesia).Marrant.
Celui de Ella a été baptisé Stéphanie (désolé ma soeur, mais Ella tenait à son idée). Ces peluches achetées au SOS SUMATRAN ORANGUTAN SOCIETY section Bali, on fait germer une idée que je vous laisse qualifier (folle, téméraire, géniale, etc. au choix ou toutes ces réponses).
On a décidé d’interviewer en direct la maman des singes des filles, parce que lorsqu’on parle d’animaux sauvages, de nature lointaine, d’aventures extrêmes, je dis présente ! (mais je vous assure que je regrette toujours à un moment ou un autre ma témérité…).
Pour vous tracer un portrait, je suis férue de safaris. Jamais vécu en boucle  de moments aussi forts que dans la jungle spécialement au Niger, Ghana, Kenya (best of !), Zimbabwe, Namibie, Botswana, Zambie, Bénin et Costa Rica.
Imaginez ma joie à l’idée de partager ces moments avec mon Tarzan, pour la première fois !
 *Prenez 2 minutes et regardez (du volume !) ce film animalier pour l'ambiance. Born to be wild (cliquez) donne envie de voir de près les orang-outans.
Coup de coeur garanti !
 
SOS-SUMATRAN ORANGUTAN SOCIETY-section Bali
Cet organisme sans but lucratif organise des éco-treks dans la jungle dans le Chouette à première vue, mais horrible lorsque l'on sait que les palm tree laissent le sol inutilisable après 25 ans...dessein de sensibiliser au destin de ces singes constitués à 97% du même ADN que moi (vous aussi, t’inquiète !).
Pour la première fois dans l’histoire du monde, des grands singes sont en voie d’extinction.
Leur habitat naturel, la jungle, est menacée à cause de divers éléments (réchauffement de la planète, coupe de la forêt, déforestation, etc.).
Le principal problème demeure les affolantes plantations d’arbre de palme (palm tree voir photo ci-haut). Les compagnies huilières mettent à plat des milliers de kilomètres de jungle afin d’en faire des plantations endémiques. Résultat : dans 30 petites années, ce sol sera inutilisable, vidé de ses ressources les plus précieuses et nos amis orang-outans auront perdus beaucoup de leur chez soi.
Le trek inclut une donation à SOS. Je souhaite que cet article encourage leurs actions, qui au fin fond, nous servent à tous : si les grands singes ont un habitat détérioré, l’humain n’en sera que touché.
L’île de Sumatra Nord (avant le tremblement de terre* )
Voilà donc Tarzan & Jane Globe-trottteurs abandonnant leur famille pour se leverUn boucher-restaurateur de Medan. de quoi renforcie mes convictions de végétarienne ! aux aurores, afin de prendre 2 vols (Denpasar (île de Bali)-Jakarta (île de Java)-Medan (île de Sumatra)).
Nous prenons un repas typique de nouilles frites (mie goreng) à Medan (photos), ville importante de Sumatra, avant de rouler 3 heures pour arriver dans un adorable village aux confins de la jungle.
Bukit-Lawang est un endroit buccolique (mais loin) ! Mie Goreng à la mode de Medan (Sumatra, Indonésie)
Les guest house sont nombreux et les restos adjacents absolument charmants.
On se remémore nos vacances en colonie estivale (le côté rustique j’imagine).
Touchés droit au cœur par la simplicité de la vie, nos hôtes tiennent le Sam’s bungalow.
Levés à 5 :30 pour préparer le petit-déjeuner en pyjama, ils sont dédiés et adorent leur coin de jungle.
-« Assurez-vous de fermer la porte de votre chambre, car les macaques vont l’envahir ».
Nous assistons impuissants à la séance d’essayage qu’ils entreprennent avec mes vêtements mis à sécher sur la corde à linge (Euh ! mon soutif svp).
Ils sont sans pitié.
Ici Bukit Lawang aux abords de la jungle de Sumatra ! Indonésie
L'entrée du village de Bukit Lawang, Sumatra Nord, Indonésie
 Le resto de Sam's bungalow, Bukit-Lawang, Sumatra Nord, Indonésie
Le très bon resto rustique du Sam's bungalow !
 Le Sam's bungalow de Bukit Lawang, île de Sumatra, Indonésie  www.bukit-lawang.com
La maisonnette de nos hôtes du Sam's bungalow de Bukit-Lawang.
Me voilà à regarder le menu d'un resto de Bukit-Lawang. Mon plat fétiche: le Gado-gado (légumes cuits avec sauce arachide).
Je regarde le menu pour m'assurer que mon plat fétiche est servi: le Gado-gado (salade de légumes bouillis avec sauce arachides).
Bukit Lawang
Le buccolique village de Bukit-Lawang et la rivière Bahorok.  Eau limpide !
L'aîné du village de Bukit Lawang
L'aîné du village de Bukit-Lawang: Gaby. Beaucoup d'entregent ce sculpteur qui tient boutique vers le marché.
Première étape 
Départ pour le Centre de réhabilitation des orangs-outans situé à l'entrée du GUNUNG LEISER NATIONAL PARK
Le Gunung Leiser national park est une des réserves de rainforest les mieux protégées en Asie du sud-est. Le centre de réhabilitation pour les orangs-outans est à l'entrée du parc. Il compte actuellement 17 locataires. La jungle derrière le centre loge 7000 orang-outans.
Ce centre accueille des singes qui ont eu une mésaventure: kidnapping pour en faire des animaux domestiques (et les proprios se lassent ou les abandonnent), maltraitrance lors de coupe des arbres dans la jungle ou braconniers cruels.
Au centre, des rangers vont les soigner (quarantaine au besoin) et leur redonner foi en leur instinct de primates.
Après la traversée d’une rivière et un court trek, nous assistons au repas matinal. Libres totalement de leurs mouvements, les orang-outans présents sont ceux qui viennent parfois faire un tour ici, d’autres sont plus réguliers.
L’histoire de Big Boy
Big Boy est présent ce matin (ils sont identifiés et baptisés pour les Big Boydifférencier lorsque possible).
Cet énorme spécimen se pointe à l’heure du déjeuner en demandant sa ration de fruits.
Arrivé il y a quelques semaines, il s’est aussitôt fait taxer de profiteur : mais que veut ce gros mâle inconnu qui cherche la proximité humaine sans peur ?
Les orang-outans sauvages ne s’approchent habituellement pas autant. Un ranger présent depuis longtemps s'est remémoré un des comportements de son ancien protégé, parti il y a 5 ans :
-« C’est Big Boy, je le reconnais ! " Blessé et mal en point, il était demeuré quelques temps au centre de réhabiliation lorsqu’il était adolescent. Il était maigre et chétif et revoilà cet imposant, mais sympathique boule orangée avec des cheekpad de mâle.
Il se gratte le poitrail de haut en bas de façon compulsive…et le fait toujours quelques années plus tard ! Trahi par son comportement, il a été reconnu. Revenu des profondeurs de la jungle, il espère une femelle disponible. Actuellement, il est déçu : elles ont toutes des petits ( qui resteront avec elle pour 9 années).
Faire connaissance
Je suis devant lui. Le mitraille avec mon appareil photos. Il me fixe sans intérêt.
Un spectateur est averti de cacher son sac coloré parce qu’il risque d’être surpris si Big Boy croit que c’est un panier de fruits. Rien ne nous sépare de lui !
Lorsque Big Boy se lève et traverse les bambous sensés délimités la zone, les touristes s’agglutinent prêts à lever les feutres.
Big Boy vient vers la foule !
Big Boy descend de son arbre et se dirige vers ses admirateurs (sans doutes dans le but de signer des autographes ah ah). Il faut faire des mouvements tout en douceur. Les orang-outans se déplacent lentement au sol et ne sont pas agressifs pour rien habituellement.
Big Boy se promène, les Rangers sont aux aguets.
Les singes sont si « humains ». Ils observent et cherchent les opportunités. Parfois, on jurerait que Big Boy est timide, regarde de côté en sachant bien qu’on le photographie de toutes parts.
Big Boy
On a hâte de s’engouffrer encore plus profondément dans la jungle. Chéri discute de la possibilité de toucher les pythons lorsqu’ils sont repus (car ne bouge plus). Les rangers sont friands à nous raconter ce type d’anecdotes. Leur préférée, celle du guide qui s’est fait embrassé par un tigre. Le pauvre type a cru mourir et est tombé dans les pommes. Le tigre l’a laissé en vie.
« Tu sais Maman Globe-trotteuse, si tu es une bonne personne, le tigre le sentira et te laissera en vie » me dit le ranger Dharma, avec son air sérieux.
Je questionne Chéri:
"Selon toi, c'est quoi la définition d'une bonne personne pour un tigre ?" 
 
Signé,
Maman Globe-trotteuse
  

  Voici ce que l'on entend en s'engouffrant dans la jungle de Sumatra :

Source : Robert Shumaker, Orangutans,2007. World life library.

Publié à 15:37, le 30/04/2012, dans ASIE en famille, Sumatra Ouest
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"Maman nous a fait rater l'avion !"

 
Je ne me suis pas précipitée pour vous raconter cet épisode de la fin de l’aventure en Malaisie de la Famille Globe-trotteuse (mars 2012). 
Vous me pardonnerez, entre la honte (texte ci-après), les voisines qui se pointent pour le thé, Néné (grand-maman en indonésien) qui est venue à Bali et le quotidien bien remplie de notre expatriation (c’est fou être aussi occupés en vacances !), je me surprends parfois à penser que j’avais un travail (coucou mes collègues), des amies (vite un catch up les filles) et une maison avec pas trop d’insectes…(tiens, on appréciera ce côté au retour).
* Revenez, dès JEUDI le 26 AVRIL,  je vous prépare un concours sympa ! Gâteries à gagner. Car vous savez quoi, dès la semaine prochaine on REPART bourlinguer. Oui, oui, pour 2 semaines…dans une destination mystérieuse à deviner !
 
" Maman nous a fait rater l'avion ! "
J’adooooore prendre l’avion.
Je lui voue un véritable culte
C’est toujours un ultime cérémonial chez moi. La sensation de boucler ses valises est toujours plus que ça. Le plaisir d’être libre, de s’envoyer en l’air ! Vous ne me verrez jamais en baskets sur le tarmac. NOooon ! Pour moi ma carte d’embarquement est un carton d’invitation à la détente et au plaisir où je joue le rôle de la passagère bien mise voire protocolaire (version maman, on s’entend).
Qui ne se réjouit pas à la vue de la bouteille de champagne gracieuseté d’Air Des fans finis du tarmac !France ? Ou plus doux encore, se faire offrir un accès illimité au chocolat suisse par les agentes de bord de Swiss (histoire vécue par Coco aux pleurs fatigués). Les fleurs remises par Thaï; quelle classe ! Et que dire du service impec de Cathay Pacific ? Notre Ella s’est fait offrir « ses ailes » par un pilote de Delta. Elle les accroche fièrement sur son sac à dos. Ma plus récente surprise provient de Air Asia et ses avions funky. Je passerais ma vie dans les nuages.
Mon blog se nomme Air Famille en hommage à toutes ces aventures aériennes (parce qu'une familia c'est une sacrée aventure en soi).
Je crois franchement que je suis une réincarnation d’hôtesse de l’air ! Ahhhh, le bonheur ce job. Costumes seillants et chignons gommés. Accès  aux strapontins (ces sièges réservés au personnel) et aux délices emballés sous vide à déguster avec des ustensiles version minie (d’ailleurs je ne peux pas m’empêcher de chiper les beaux spécimens de coutellerie aérienne (j’en ai toutes une collection !).
Pourtant je savais bien que l’épée de Damoclès me pendouillait au dessus de la tête !
Un jour ce serait mon tour…c’était écrit dans le ciel.
Déjà, en Espagne on y avait gouté lorsque penaude, à la porte d’embarquement on nous avait prévenu que 300  passagers nous attendaient (trop chouette les magasins d’aéroports). Vous devinez que je suis davantage baba cool que l’anxieuse qui se ronge les sangs. Alors, parfois, je suis un peu trop relax. Dernièrement en Thaïlande, une confusion d’heure, gracieuseté du décalage horaire, a donné lieu à une peur de ne pas être à bord de notre vol pour Bali. Mais c’était une bonne frousse, rien de plus.
Horreur !
Me voilà donc au Suria Mall, le cœur battant de Kuala Lumpur, que j’ai visité jusqu’à être nauséeuse. Ce magnifique mégacentre d’achats est une micro société dans les profondeurs des Tours Petronas. Vous souhaitez visiter un centre scientifique où votre garçon va en apprendre sur les dinosaures ? Il y en a un ! Et que dire de L’Aquaria, des spas, des restos de tous acabits, du food court japonais (miam, les sushis) jusqu’aux douceurs au fameux durian (gros fruit nauséabond). TOUT y est !
Le paradis.
Genre qui vous fait perdre la tête ( en tout cas après quelques mois de boutiques hippies de Bali, où l'ensemble de yoga est le nec-plus-ultra).
J’étais donc à fouiner les soldes chez Chanel (ne cherchez pas, rien n’est à rabais finalement) lorsque je fus FOU-DROY-ÉE !
!!!!!!!!!!!!!!
Les sueurs froides. Le temps qui s’arrête.
Je n’entends plus.
Je sens que quelque chose se joue sans moi actuellement.
Coco tire sur mon coin de chandail. Mon cerveau vient de se réactualiser.
Bref, je viens de piger que c’est le bordel.
Il est 15 :00.
Notre vol est à 16 :00.
C’est foutu. Je l’ai tout de suite su. L’aéroport est à 90 minutes. Les bagages encore à l’hôtel.

À mon agenda j’avais noté « retour 19 :00 ». J’ai donc organisé tout en fonction de cette heure écrite à l’encre indélébile dans mon cahier et confondue avec l’heure de départ (16 :00).
Et je me suis gourée.
Pas mal en plus.
Haletante, je rejoins chéri qui ne comprend d’abord rien à ma mine déconfite.
Confuse, je lui explique toute mon embrouille cervicale. Il demeure d’un calme olympien. Ne m’a pas fait la vie dure (vouloir être romantico, je dirais que c’est pour ça que je l’ai épousé).
Ouch. Billets à rabais non remboursables. Ouch. Rachat de billets. Quatre fois my dear.
« Maman nous a fait rater l’avion ! » s’exclame une Ella découragée de son modèle maternel.
Le modèle maternel est repentant, pris de remords et ajoute : pense aux 32 vols que tu as pris ma chérie. Maman en a loupé qu’un seul. Un seul petit vol après tout.
Morale de l’histoire:
Je n’ai surtout pas reparlé du sac griffé alléchant (et désiré) aperçu chez Chanel.
J’ai jugé que ce n’était peut être pas le moment.
S’tie *
 
Signé,
Maman Globe-trotteuse
 *Très gros juron québécois, pas beau du tout du tout, surtout pas devant les enfants.
 
Ahhhh CHANEL ! Tu me fais perdre la tête !
PS1-En plus on a découvert un café super le lendemain, the apartment avec vue sur le parc situé devant les jumelles majestueuses. Bienvenue aux familles (menu pour enfants, coloriage). Bon rapport qualité-prix (à l'entrée du Suria Mall) côté parc.
The apratment, un resto café sympa aux pieds des majestueuses, Kuala Lumpur, Malaisie
PS2-Et en me levant ce lendemain matin improvisé, je m’apprête à lire le journal de Kuala Lumpur, ce que je vois en première page du journal et bien un article sur la course en canoë de Québec (Carnaval de Québec). Ma patrie, ma ville, mon chez moi. Quelle surprise ! Woow, ça intéresse les malaisiens...
Incroyable article sur le Carnaval de Québec !

Publié à 15:48, le 24/04/2012, dans ASIE en famille, Malaisie
Mots clefs : malaisie en familleair famillemaman globe trotteusevoyage en famille

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Kuala Lumpur version famille (mais pas que !)

 

Les parents Globe-trotteurs se métamorphosent souvent en animateur de camp de vacances pour amuser la clique ! Lorsqu’on me présente sur un plateau argenté un flot d’activités, plus enivrantes les unes que les autres, je suis aux anges !

Kuala Lumpur, capitale malaisienne, répond exactement aux besoins des familles en ce sens.
Cette citée de taille moyenne offre de nombreuses attractions touristiques de qualité supérieure.
Deux coups de cœur qui sauront plaire à tous, et ce, accompagnés de marmots ou non.
Attraction no 1:
KL Bird Park (www.klbirdpark.com)
La plus grande volière accessible au monde !
À seulement 10 minutes du centre-ville, vous entrez dans une cage de 21 acres Le coin des flamants roses du KL Bird Park, Malaysiaavec d’immenses jardins ombragés (un répit de la chaleur ardente).
La plupart des oiseaux sont en semi-liberté et vous salueront en se pavanant, dans le cas des paons multicolores.
Même Chéri qui doutait que nos amis à plume pouvaient l’impressionner s’est laissé prendre au jeu !
Le site est magnifique : on avait une impression de Zoo de Central Park (visité l'été dernier) : mélange de nature & d’urbanité. Que dire de l’amphithéâtre qui présente un spectacle d’oiseaux savants : venez voir comment on s'y prend pour nourrir des aigles ou des autruches.
Faites gaffe ! Les amis à plumes sont tout autour de vous et vous guettent...
Monsieur a croqué l'objectif de mon appareil photo !
Ce mignon cockatoo a attaqué l'appareil photo.
L’objectif qui avance vers lui ne lui a pas parût sympathique. Mais je l’ai bien eu ce coquin !
Un restaurant le Hornbill Restaurant & Cafe est accessible sur place (si vous suivez l’horaire des spectacles la visite peut facilement se prolonger sur la journée entière) et une mignonne boutique de souvenirs,  saura satisfaire votre envie de ramener la mascotte-logo du parc, le fameux hornbill.

Les oiseaux sont en liberté tout autour de nous. Les petits & les grands en ont plein la vue !

Paon

Un déploiement digne de Monsieur le Paon !

 Le paon a réussi son effet, Ella est bien impressionnée !

Notre cockatoo mordeur de caméra !

Quel éclat dans le pelage !

Chutes du KL Bird Park, Malaisie

 

Attraction no 2

Aquaria (www.aquariaklcc.com)

Découvrir, apprendre et expérimenter

Prenez le temps de venir faire connaissance avec plus de 5000 espèces différentes dans plus de 60 000 pieds carré d'eau. L'Aquaria, c'est une expérience marine unique en son genre.

Les bassins remplis de poissons plus étranges les uns que les autres font quelques frayeurs aux filles. Il est permis de toucher les spécimens et de finalement satisfaire leur curiosité.

Le côté éducatif est mis en relief et fortement apprécié. Nombreux messages de conservation de l'environnement, particulièrement, en ce qui concerne les requins ! Oui, ils sont menacés et spécialement en asie où la pêche aux requins est populaire : les ailerons sont utilisés pour faire de la soupe.

Le spectacle qui a lieu dans l'aquarium géant où l'on peut observer un plongeur qui nourrit les poissons est un véritable hit.

Le clou de la visite demeure le tapis roulant (90 mètres entourés d'eau), ce dernier permet de pénétrer au coeur de l'océan et de voir la faune quatique se promener au-dessus de nous. Les filles l'on refait à 4 reprises sans cesser de s'émerveiller à chaque fois !  Une rencontre mémorable avec le monde sous-marin.

Cette visite peut se jumeler avec celle des Tours Petronas (situées à proximité) ou encore une virée au centre ville ou au Suria Mall. D'une durée d'environ 2 à 3 heures, la tournée au coeur de l'Aquaria est un excellent divertissement !

Du bon temps, c'est promis !

Signé,

Maman Globe-trotteuse

 Oui, on peut toucher les spécimens directement dans le bassin.

On peut toucher les spécimens directement dans le bassin. Les enfants ne se font pas prier pour tremper les patouilles !

Des piranhas, des vrais !

Des piranhas, des vrais ! Aïe !

 

 

 

 

Possibilité d'avoir un tour guidé. De plus, des expériences uniques sont possibles: dormir à l'Aquaria, se tremper avec les requins dans les bassins, nourrir les poissons, vous n'avez qu'à demander.

Signé,

Maman Globe-trotteuse


Publié à 14:08, le 23/04/2012, dans ASIE en famille, Malaisie
Mots clefs : malaisie en famillevoyage en familleair famillemaman globe-trotteuse

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Une capitale vibrante: Kuala Lumpur

 
Voici la poursuite du périple de la Famille Globe-trotteuse dans la capitale malaisienne (mars 2012).
 
Kuala Lumpur la cosmopolite !KL pour les intimes.
Kuala Lumpur surprend.
3 millions d’âmes : une capitale de taille moyenne dont l’énergie transcende ses avenues qui se rejoignent aux Tours Petronas : les majestueuses jumelles les plus hautes au monde (portant le nom du géant pétrolier malaisien). Ces dernières culminent à 452 m avec 88 étages. (gratuit et possible de visiter, soyez matinaux puisqu’il faut un billet et les entrées journalières sont limitées).
Directement aux pieds des tours se situe le Suria Mall: un immense centre d'achats (qui a fait perdre la tête à Maman Globe-trotteuse qui racontera le rocambolesque épisode sous peu), une promenade avec cafés & restos ainsi que d'immenses bassins dont émergent des jets d'eau illuminés, le soir venu.
Une ambiance urbaine et désinvolte.
Notre famille apprécie. Chéri est subjugué: "C'est beau, bon, propre et tout y est facile " ! Même la pollution semble ne pas être au rendez-vous.
Selon un palmarès des villes les plus visités au monde, KL se classe en 7ème position après Paris, London, Anatalya, New York City, Dubai et sa voisine, Singapore.
Ça vous surprend, n’est-ce pas ?
Cette contrée est encore préservée du tourisme de masse.
La forte empreinte cosmopolite se qualifie de principal atout de la citée. Nous logeons au cœur du quartier chinois près du centre-ville.
Le Furama, un récent hôtel 4 étoiles aux accents tendance. 
Un côté classique qui attire une clientèle d'affaires. Ce qui donne lieu à des sourires lors du déjeuner au gargantuesque buffet : notre quatuor détonne à travers les complets bcbg (on fait un effort tout de même !).
L'excellent rapport qualité-prix a favorisé cet endroit. Vous connaissez mon penchant pour le site agoda.com, je l'ai utilisé à nouveau.
Les familles sont rares à notre hôtel. À l'extérieur tous les jours, cela ne nous incommode pas et c'est sympa de retrouver le soir venu, un hôtel chic et astiqué. Ambiance lounge certains soirs avec musique live. Le personnel peu habitué à avoir des petits, doit changer l'argenterie lourde pour des ustensiles plus appropriés. Service impeccable. Seul bémol: internet n'est pas disponible gratuitement dans certaines chambres.
 
Les Petronas version nocturne devant le Suria MallUne offre généreuse sans offenser votre bourse
Les restos de toutes les saveurs permettent à vos papilles de s'éclater ! On ne sait plus où donner de la tête. Même les food court des centres d'achats sont appréciés: bon, rapide et rassasie  la famille pour moins de 30 ringgit malaisiens (10$CDN). Incroyable. Le végétarisme est bien ancré, miam !
Un tour de ville s'impose pour bien s’imprégner du sens de cette multiculturalité.
 
 
Le Musée National
Nous voyageons en famille. Pas question toutefois de louper tous les aspects culturels au profit des parcs ludiques. Les filles auront bien leur heure de gloire sous peu (prochain article).
Le Musée national est un établissement accueillant où votre enfant pourra être à l’aise de courir s’il ne sait pas lire ! Un musée intéressant et aéré.
Le lieu de savoir est découpé en 4 galeries :
Galerie1-La pré-histoire: mise en scène d'hommes préhistoriques donne froid L'ere coloniale: influence portugaisedans le dos aux petits.
Galerie 2-Les royaumes malais: tenter de comprendre l'enfilade des nombreux royaumes au fil des siècles (pas une mince tâche !).
Galerie 3-L’ère coloniale: les différents pouvoirs qui se sont succédés à commencer par les Portuguais, les Néerlandais, les Britanniques, les Japonais. Tous ont eu une influence économique, sociale et politique sur le pays.
Galerie 4-La Malaisie aujourd’hui (ma préférée !). La formation du pays tel qu'on le connaît date de 1963.  
*Notez qu’il est possible d’avoir un tour guidé en anglais (les lundis, mercredis, jeudis et samedis 10 :00) et en français (mardi, jeudi 10 :00).
Prix : 5.00 RM-adultes, 2.00 6-12 ans, enfants gratuit.
Un 3 musées en 1
Deux musées sont adjacents au Musée national et valent le détour. Le premier, le Musée ethnologique malais (coût modique) propose des scènes colorées de la vie malaise. Le deuxième, plus petit, est gratuit: le Orang Asli Craft Museum. Admirez des reproductions d'arts malais au fil des temps, d'habitations traditionnelles, de masques.
Pour une visite version famille des 3 musées compter 3-4 heures.
 
Un incontournable si l’on veut saisir l’essence du pays.
 
 
 
 Sculptures & masques de différentes ethnies.
 
 
 La Malaisie est reconnue pour être refermée sur elle-même. Toutefois, on sent l'envie de s'ouvrir particulièrement concernant les infrastructures touristiques qui sont bien développées. Ce côté réservé fait en sorte que sa culture s'est bien préservée. C'est un riche mélange multiethnique:
Les Malais représentent 65 %, les Chinois 26 %, Les Indiens 8 %, autres 1 % de la population.
 
Chaque groupe revendique ses couleurs, ses odeurs et ses saveurs pour notre grand plaisir.
 
Les mini Globe-trotteuses démontrent un fort intérêt pour les costumes traditionnels et les habits de la monarchie.
Malaysia numéro 1
Le slogan est sans équivoque !
Idée de l’actuel et ambitieux premier ministre qui a un agenda chargé pour son pays. Le peuple malaisien revendique la première place et en fait son cheval de bataille.
Le pays veut prendre le devant de la scène, notamment économique, au profit de ses voisines vedettes qui elles s’affranchissent bien de leur manne touristique (Thaïlande & Indonésie). Les (trop) nombreuses plantations d'huile de palme semblent un moyen privilégié: on peut les apercevoir en sortant de l'aéroport, et ce, sur des kilomètres.
Le royaume Malaisien (fleur nationale: hibiscus)
Nous poursuivons notre visite par la compréhension du système politique malaisien. Il s'agit d'une monarchie constitutionnelle régie par un système démocratique parlementaire fédéral.
Tout comme au Canada, le chef de l'état est  un membre de famille royale soit le roi de la Malaisie.
Le roi Mizan, a atteint le titre ultime après quarante-cinq années de patience, en tant que sultan. À tous les 5 ans, le pays se choisit une nouvelle couronne parmi ses 9 sultans. Ainsi, ils sont certains d'accéder au trône s'ils aiguisent leur patience (le nouveau roi en a eu bien besoin).
Sa majesté Mizan Azinal Abidib et son épouse la reine Nur Zahirah, ne trouvaient guère le palais royal de leur goût et ont eu l’agréable et onéreuse (!) envie d’en avoir un à leurs couleurs.
Voici, le palais royal hérité, mais qui ne plaît pas, semble-t-il !  

 

Voici ci-après, le nouveau palais construit à un coût que l'on préfère taire. Les cars de touristes s'agglutinent aux pieds de la colline afin de photographier la fierté royale.

Pas mal dans le genre milles et une nuit, non ?

Comment ne pas se sentir comme des princesses dans la cour royale de l'Istana Negara (Palais royal) ?

 

 Le pari du nouveau roi est bien réussi ! Son palais fait envie...

 

 

 La garde royale: chapeau ! avec une température ressentie de 40 degrés...

En voilà deux qui se rafraîchissent aux pieds des Tours Petronas.

Les abords d'un monument national en hommage aux soldats morts au combat.

La mosquée nationale de Malaisie où plus de la moitié de la population est musulmane.
Une dame qui tient une cantine mobile. L'usage du voile recouvrant les cheveux est répandu dans la capitale malaisienne.
L'artisanat malaisien est moins impressionnant que d'autres pays du sud-est. Pour nous qui demeurons à Bali, rien n'a soulevé notre passion. Toutefois, leur spécialisation au niveau des batiks (peinture sur tissus) retient l'attention davantage.
Un magnifique batik coloré.Des heures de patience et de finesse pour déposer une à une les couleurs sur le tissus, faire sécher et poursuivre l'oeuvre coloré.
Se déplacer à KL
Les déplacements sont aisés bien qu’il faut comprendre l’offre. Il est souvent hasardeux de héler un taxi sur la rue, car la plupart d’entre eux ne vont prendre que les clients qui ont un coupon préalablement payé. Au sein de la ville, de multiples points de chute servent à effectuer le paiement de votre déplacement à l’avance et ensuite vous le présenter à une voiture de cette compagnie de taxi. Voyageurs,si vous arrivez à l'aéroport de KL, ne sortez pas de ce dernier AVANT d'avoir votre coupon, car une fois à l'extérieur impossible à acheter. Les guichets se trouvent juste avant la sortie.
Nombre de taxis vous prendront en acceptant de ne pas utiliser leur compteur officiel, ils tenteront une négociation. Soyez fermes ayez recours à une autre voiture en cas de mésentente.
Les prix des courses en taxis sont si aléatoires (selon le niveau de connaissance du touriste, son expertise en négos et la gentillesse du chauffeur) que durant notre séjour la ministre du tourisme en a fait une question politique (lu dans le journal). Le tourisme amène des ringgit (monnaie nationale) intéressants au pays, il faut lui faciliter son transport.
 
Dans le prochain article, la version famille des attractions de KL.
 
Et puis, ça vous fait envie la Malaisie ?
 

Climat: équatorial humide 30-32 degrés celsius mais température ressentie de 40 degrés.

1 ringgit (RM)=0,32 cents CDN

Sites touristiques:

www.ontmalaisie.com (français)

www.tourism.gov.my (en anglais et plus complet)

Guide de voyage recommandé: wwwpetitfute.com (très à jour)

 

Signé,

Maman Globe-trotteuse

ps-Vous ne voulez rien manquer ? Suivez nos aventures via la newsletter (à droite de l'écran). Merci pour vos commentaires et n'hésitez pas à écrire.

 


Publié à 09:47, le 17/04/2012, dans ASIE en famille, Malaisie
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Bien en sécurité à Bali

11/04/2012-Un tremblement de terre d'importance a eu lieu en Indonésie (île de Sumatra) et a cours actuellement une alerte au tsunami pour l'ensemble de l'Océan Indien. Les images renvoyées par les médias sont saisissantes !

Nous recevons de multiples messages actuellement et souhaitons vous rassurer puisque nous ne voulons pas inquiéter personne. Nous sommes rentrés de Sumatra il y a 2 semaines déjà (quelle chance tout de même !). Et actuellement nous nous trouvons à notre résidence de Bali (beaucoup plus bas dans l'Océan Indien).

Donc, pas de soucis.

Bien à vous,

La Famille Globe trotteuse


Publié à 03:59, le 11/04/2012, dans ASIE en famille, Bali
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Le Lapin de Pâques se rend-il à Bali ?

 
Scène de la vie familiale sous le chaud soleil indonésien.
-Dis maman, le Lapin de Pâques va prendre l’avion pour venir à Bali ? s’inquiète Coco.
Réflexion de Maman Globe-trotteuse (mais oui, il va réserver un billet à + de 1700$ avec Air Canada-pour amasser ses points, se farcir TOUTE la planète en trente heures pour venir déposer du chocolat à mes cocottes). C’est évident.
- (Réponse officielle) Cerrrrrrtainement ma fille ! Il sera à son rendez-vous comme tous les ans. Vous vous réveillerez et une surprise vous attendra. Sans compter la chasse aux œufs.
-On va afficher des dessins d'oeufs pour qu'il sache qu'on est là ! Et on lui laissera des carottes sur la table du salon, s'exclame une Ella enchantée.
(Réflexion officieuse de la complice du Lapin de Pâques) Soupir ! Comment trouver du chocolat de Pâques dans une île hindoue ? Nos amis ici sont soit hindous, juifs ou musulmans. Rien à faire des poussins, lapinots et compagnie.
Et bien miracle les amis ! (je parle même pas de résurrection ici).
Au réveil de ce matin de Pâques 2012, nous constatons que Jeannot Lapin a déposé de magnifiques paniers tressés faits mains qui contiennent des surprises ! Mangé ses carottes bios. Laissé seulement les tiges en preuve.
Puis, il a soigneusement  préparé des indications pour une chasse aux trésors qui se termine dans le frigo, où se cachent des lapins en chocolat (conscientieux, il n'a rien laissé au chaud pour ne pas que ça fonde ou soit dévoré par les fourmis et cie). Il a également eu une pensée pour les grands !(Il remercie les Italiens qui tiennent un petit Déli à Ubud nommé Pizza Bagus pour leur souci du bon chocolat de Pâques-mamamia delicisio !).
Puis, hop il est reparti incognito en classe affaires (du budget le Lapin star !) direction l'Europe & L'Amérique pour vous retrouver tous !
 Familles, amis et chers lecteurs, Joyeuses Pâques

Signé,

La famille Globe-trotteuse


Publié à 03:16, le 8/04/2012, dans ASIE en famille, Bali
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